La fréquence des billets sur ce blogue a considérablement diminué ces dernières semaines. J'en suis le premier désolé. Ce n'est pas par manque d'intérêt, encore moins par désengagement. N'y voyez pas non plus un manque d'inspiration sur les sujets à traiter, au contraire. C'est tout simplement, par manque de temps.
Je viens de créer un cours sur le community management, je suis en train de fonder non pas une mais deux entreprises, dont je reparlerai surement ici plus tard, je poursuis ma pratique de consultant et continue de servir mes clients réguliers, le tout en bloguant sur plusieurs plateformes. J'ai aussi décidé de consacrer plusieurs heures par semaine au sport, et comme il a fallu que je choisisse un sport de combat, je suis KO (à tous les sens du terme) en rentrant, incapable de même pianoter sur mon clavier. Ah oui, j'ai aussi une vie de famille, avec de jeunes enfants... c'est mon blogue la Fontaine de Pierres qui a écopé de cette surcharge d'agenda. Mais ce n'est que provisoire, le rythme revient tranquillement.
Et pour vous prouver qu'à défaut d'écrire je lis toujours énormément sur le sujet (notamment dans mes trajets de métro) voici quelques liens sur lesquels j'aurais aimé m'étendre plus longuement glanés au cours de ces derniers jours de silence (la plupart sont en anglais):
- 3 projets de philanthropie mobile se méritant des prix de la Fondation Vodafone des Amériques
- Un restaurateur francais établi à Toronto développe la réinsertion par la cuisne . Encore une initiative à suivre en vidéo. Je serai curieux de connaitre la partie interactive et 2.0 de l'opération.
- Adweek a sorti une petite bombe avec la valeur d'un fan sur notre page Facebook s'élevant à 3,60$. Quelles sont les implications pour les ONG. Celà va-t-il nous inciter à aller plus (ou moins?) sur facebook?
- Ce qui m'amène à une présentation d'un gars qui n'est pas un gars de marketing mais qui parle pourtant de marketing sur les médias sociaux avec beaucoup de bons sens. Il a tout compris et c'est limpide.
- J'ai bien aimé aussi cet article qui parle des gens de l'industrie du caritatif, en disant qu'ils sont trop gentils. Pas sur de devoir être plus agressifs pour autant, mais il marque assurément un point.
- Même occuppé, je regarde toujours autant de vidéos et de pubs. Celle ci, diffusée lors de la cérémonie des oscars a fait sensation: vous croyez que c'est pour promouvoir un parfum? regardez jusqu'au bout... est-ce déloyal? Peut-être oui. Mais pas mal plus efficace que cette histoire de fessemob dont je parlais dernièrement...
- Allez, une autre vidéo d'un gars que j'aime beaucoup: David Suzuki à propos de gestes que l'on peut faire pour économiser de l'énergie, aprés tout c'est le jour de la terre aujourd'hui... Je ne suis pas un grand fan de cette initiative créée par les Etats Unis... qui n'ont pas signé Kyoto, mais ca ne m'empêche pas de soutenir la cause environnementale.
- Et enfin, parceque TV/cinéma et philanthropie ont vocation a souvent se rencontrer, voici le festival Lights. Camera. Help. Films dédié au secteur caritatif. Les soumissions de film sont ouvertes jusqu'au 30 juin 2010.
C'est la première fois que je me "contente" de donner une telle liste et de partager mes lectures dans un billet. Si ca vous plait, je pourrai renouveller l'expérience, ce sera ma Fontaine de liens ;-)
Le blogue de Sacha Declomesnil: philanthropie 2.0 notamment, mais pas seulement
jeudi 22 avril 2010
mercredi 31 mars 2010
Si tu veux vraimment montrer ton cul sur facebook...
... fais-le au moins de manière intelligente, en supportant une cause.
C'est ce que propose l'association canadienne du cancer colorectal avec sa campagne faitesvoirvosfesses.ca

Pas sur que tout le monde cultive vraiment le fantasme de mettre son auguste séant sur Facebook, mais bon... j'avoue aussi que sensibiliser à cette cause n'est peut-être pas évident, et que certains ont atteint des sommets dans le mauvais gout. Au moins ici, on cultive le sens de l'humour, et vu le sujet, c'était pas gagné d'avance...
La campagne a donné lieu au premier mobfesse (ou buttmob) de l'histoire, la première collection de fesses sur fessebook, ca méritait d'être souligné non? Encore une utilisation de facebook connect, que les publicitaires commencent à maitriser de plus en plus. Le secteur caritatif n'y échappe pas, et c'est tant mieux. C'est la mouvance du fan-to-fan advertising, qui gagne en popularité (et en efficacité)
Ceci dit, au delà du buzz, et du coup publicitaire, je m'interroge... je ne suis pas persuadé de la portée d'une telle opération. La question est de savoir si le fait de voir une paire de fesses dans le métro va suffisamment m'inciter à aller sur ce site, et surtout si visiter ce site ludique va vraiment m'inciter au dépistage. C'est là que j'ai un doute... j'imagine qu'il faudra attendr de voir les chiffres de l'association.
Vous, qu'en pensez-vous?
C'est ce que propose l'association canadienne du cancer colorectal avec sa campagne faitesvoirvosfesses.ca

Pas sur que tout le monde cultive vraiment le fantasme de mettre son auguste séant sur Facebook, mais bon... j'avoue aussi que sensibiliser à cette cause n'est peut-être pas évident, et que certains ont atteint des sommets dans le mauvais gout. Au moins ici, on cultive le sens de l'humour, et vu le sujet, c'était pas gagné d'avance...
La campagne a donné lieu au premier mobfesse (ou buttmob) de l'histoire, la première collection de fesses sur fessebook, ca méritait d'être souligné non? Encore une utilisation de facebook connect, que les publicitaires commencent à maitriser de plus en plus. Le secteur caritatif n'y échappe pas, et c'est tant mieux. C'est la mouvance du fan-to-fan advertising, qui gagne en popularité (et en efficacité)
Ceci dit, au delà du buzz, et du coup publicitaire, je m'interroge... je ne suis pas persuadé de la portée d'une telle opération. La question est de savoir si le fait de voir une paire de fesses dans le métro va suffisamment m'inciter à aller sur ce site, et surtout si visiter ce site ludique va vraiment m'inciter au dépistage. C'est là que j'ai un doute... j'imagine qu'il faudra attendr de voir les chiffres de l'association.
Vous, qu'en pensez-vous?
samedi 27 mars 2010
On éteint la lumière pour l'heure de la terre ce soir
Difficile, aprés l'échec cuisant de Copenhague, de poursuivre la mobilisation environnementale. Peut-être que si c'est Darth Vader qui nous le demande, on aura plus facilement tendance à réagir... je connais des amis de Yoda qui devraient y être sensibles ;-)
En plus du teaser du WWF, une vidéo "officielle" et plus sérieuse circule pour promouvoir l'évènement. La voici ci-dessous. Cette année de nouveaux pays participent, dont la Chine...
Tout celà demeure bien symbolique et ne coute pas grand chose... mais il faut croire que pour l'instant on en est là. Voir que le mouvement se poursuit pour la 4ème année dans un mouvement international de plus en plus suivi permet tout de même de conserver encore (un peu) d'optimisme...
Enfin, pour rester dans la tendance 2.0, je voudrais souligner cette autre vidéo qui donne deux scénarios à la même histoire selon qu'on la regarde avec ou sans la lumière, un procédé de youtube que je vois de plus en plus fréquemment... et qui me plait.
Et vous, au delà de youtube, allez-vous éteindre la lumière ce soir?
lundi 22 mars 2010
La faim dans le monde expliquée en vidéo
Comment nourrir tout le monde ? from Denis van Waerebeke on Vimeo.
Voici un petit vidéo expliquant de manière simple, pédagogique et éducative la faim dans le monde, les différences Nord-Sud, et surtout comment faire pour que ca change. Bravo à Denis van Waerebeke pour la réalisation.
On y apprend que les rendements agricoles des pays du nord sont 1000 fois plus élevés que ceux des pays du sud. On y aborde aussi les effets secondaires de l'aide alimentaire, et que si on se mettait à manger des lentilles plutôt que du boeuf, la planète s'en porterait mieux... et les habitants des pays du sud aussi.
Nos choix alimentaires sont désormais des choix politiques. Je connais plusieurs personnes qui ont rduit leur consommation de viande pour des raisons écologiques, mais c'est la première fois que je le vois illustré de cette manière.
Ce vidéo: Comment nourrir tout le monde est diffusée jusqu'en janvier 2011 aux visiteurs de la cité des sciences et de l'industrie dans le cadre de l'exposition bon appétit.
mercredi 3 mars 2010
Retour sur le webothon haiti
Le dimanche 21 février se tenait le webothon Haiti, un évènement organisé par Michelle Blanc en vue de venir en aide à Haiti et de parler de médias sociaux dans la sphère humanitaire.
Le résumé de l'opération, les capsules vidéo et le programme complet se trouvent ici.
Le webothon était une première à plusieurs niveaux et une innovation remarquable dans le domaine de la philanthropie 2.0. J'ai donc voulu en savoir plus sur les attentes et les résultats des principaux intéressés. J'ai interrogé certains des participant que je connaissais. Leurs réponses m'incitent à penser que nous verrons avant longtemps d'autres webothon pour d'autres causes.
D'abord et avant tout, contrairement à ce que le nom de webothon avait pu me laisser penser, il ne s'agissait absolument pas d'un téléthon sur le web. Comme me le précisait Michelle au téléphone, l'idée n'était pas de se péter les bretelles sur les montants donnés, ni de jouer à battre des records de donations... ce que j'ai effectivement toujours trouvé assez malsain à la télé. Par ailleurs, le webothon était entièrement bénévole, aucun participant n'a été rémunéré, et aucun argent n'a transité par eux: les dons étaient directement redirigés vers les via http://haiti.guignoleeduweb.org/ aux organismes choisis:
Le webothon jouait sur la force du web, soit la création d'hyperliens. Or, si on cherche aujourd'hui webothon sur google, on tombe sur plus de 28 000 résultats. Pour un mot qui n'existait pas le mois dernier, c'est un premier joli succés...
Par ailleurs, Marisa Curcio d'Oxfam Québec m'a bien précisé que l'objectif premier de sa participation n'était pas forcément le montants des dons au cours de la journée mais plutôt de sensibiliser les ONG aux médias sociaux et surtout de venir faire partager l'expérience en nouveaux médias d'Oxfam. Le webothon n'aura certes eu que peu d'impact sur la fréquentation du site d'Oxfam, par contre, il est difficile de mesurer l'influence de la journée puisque tout le contenu est encore consultable - et consulté - sur Ustream (ce qui est un autre avantage par rapport au traditionnel téléthon télévisé).
C'est dans cette optique qu'il faut comprendre la philosophie de Michelle Blanc quand elle dit que « Donnez un poisson et vous nourrissez quelqu’un pour un jour, montrez-lui à pêcher et vous le nourrissez pour la vie ».
Le webothon se voulait donc avant tout une tribune pour parler d'Haiti et faire en sorte que les médias sociaux soient utilisés plus fréquemment et de manière plus pertinente en période de crise par les organismes caritatifs.
Par ailleurs, d'un point de vue plus technologique, Philippe Martin me faisait remarquer qu'une chaine de télé faisait ainsi pour la première fois l'expérience de la diffusion sur le web. En effet si l'évènement se tenait dans les bureaux de la chaine de télé Vox, sa diffusion avait lieu exclusivement sur Ustream, en utilisant également Skype afin de réunir des intervenants issus de plusieurs continents. Je retiens que mettre les moyens de la télé pour diffuser sur le web est une avenue que l'on commence à peine à explorer et je trouve passionnant de constater que c'est la philanthropie qui permets d'ouvrir cette voix.
Je me suis également demandé, et je m'en suis ouvert en toute transparence à Michelle, si au delà de la pertinence de l'opération, on ne parlait pas seulement à un groupe d'initiés: les afficionados des médias sociaux, qui sont déjà des convaincus.
Il est difficile de prévoir l'impact du webothon sur le traitement des prochaines crises par les ONG et impossible de mesurer son impact sur le taux de pénétration des médias sociaux au sein des ONG au cours de la prochaine année. Toutefois, je crois que Michelle a raison d'être optimiste à ce sujet puisqu'elle me signalait que la Vice-consul d'haiti l'avait contactée dés le lendemain du webothon pour un colloque, ce qui illustrait bien que l'on était déjà sorti du cercle des initiés.
Alors finalement le webothon, un succés?
- Au regard de l'importance de la discussion sur le web, assurément, rendu là, on peut même parler de buzz.
- En terme de levée de fonds, pas terrible certes, mais si on considère que ce qui a été accompli est un travail d'éducation, et que les ONG seront désormais mieux outillées pour lever des fonds sur le web, il y a lieu d'être optimiste et de ne pas attacher trop d'importance à ce critère, du moins à court terme.
- Enfin, troisième point, qui dépasse de loin le seul cadre de la philanthropie, si le webothon a permis de faciliter la diffusion par des chaines TV de contenu sur le web, c'est un pas en avant non négligeable pour toute l'industrie.
Bilan des courses: un succés oui, et une innovation qui dépasse largement le cadre de la philanthropie. Je ne serai pas étonné d'assister à d'autres webothons dans un avenir rapproché. Peut-être même, on peut bien réver, un webothon multi-causes, qui parviendra à ressouder les pots cassés lors de la polémique du téléthon...
(Ce billet sera également publié dans ma chronique Aid'vertising sur Youphil)
Le résumé de l'opération, les capsules vidéo et le programme complet se trouvent ici.
Le webothon était une première à plusieurs niveaux et une innovation remarquable dans le domaine de la philanthropie 2.0. J'ai donc voulu en savoir plus sur les attentes et les résultats des principaux intéressés. J'ai interrogé certains des participant que je connaissais. Leurs réponses m'incitent à penser que nous verrons avant longtemps d'autres webothon pour d'autres causes.
D'abord et avant tout, contrairement à ce que le nom de webothon avait pu me laisser penser, il ne s'agissait absolument pas d'un téléthon sur le web. Comme me le précisait Michelle au téléphone, l'idée n'était pas de se péter les bretelles sur les montants donnés, ni de jouer à battre des records de donations... ce que j'ai effectivement toujours trouvé assez malsain à la télé. Par ailleurs, le webothon était entièrement bénévole, aucun participant n'a été rémunéré, et aucun argent n'a transité par eux: les dons étaient directement redirigés vers les via http://haiti.guignoleeduweb.org/ aux organismes choisis:
Le webothon jouait sur la force du web, soit la création d'hyperliens. Or, si on cherche aujourd'hui webothon sur google, on tombe sur plus de 28 000 résultats. Pour un mot qui n'existait pas le mois dernier, c'est un premier joli succés...
Par ailleurs, Marisa Curcio d'Oxfam Québec m'a bien précisé que l'objectif premier de sa participation n'était pas forcément le montants des dons au cours de la journée mais plutôt de sensibiliser les ONG aux médias sociaux et surtout de venir faire partager l'expérience en nouveaux médias d'Oxfam. Le webothon n'aura certes eu que peu d'impact sur la fréquentation du site d'Oxfam, par contre, il est difficile de mesurer l'influence de la journée puisque tout le contenu est encore consultable - et consulté - sur Ustream (ce qui est un autre avantage par rapport au traditionnel téléthon télévisé).
C'est dans cette optique qu'il faut comprendre la philosophie de Michelle Blanc quand elle dit que « Donnez un poisson et vous nourrissez quelqu’un pour un jour, montrez-lui à pêcher et vous le nourrissez pour la vie ».
Le webothon se voulait donc avant tout une tribune pour parler d'Haiti et faire en sorte que les médias sociaux soient utilisés plus fréquemment et de manière plus pertinente en période de crise par les organismes caritatifs.
Par ailleurs, d'un point de vue plus technologique, Philippe Martin me faisait remarquer qu'une chaine de télé faisait ainsi pour la première fois l'expérience de la diffusion sur le web. En effet si l'évènement se tenait dans les bureaux de la chaine de télé Vox, sa diffusion avait lieu exclusivement sur Ustream, en utilisant également Skype afin de réunir des intervenants issus de plusieurs continents. Je retiens que mettre les moyens de la télé pour diffuser sur le web est une avenue que l'on commence à peine à explorer et je trouve passionnant de constater que c'est la philanthropie qui permets d'ouvrir cette voix.
Je me suis également demandé, et je m'en suis ouvert en toute transparence à Michelle, si au delà de la pertinence de l'opération, on ne parlait pas seulement à un groupe d'initiés: les afficionados des médias sociaux, qui sont déjà des convaincus.
Il est difficile de prévoir l'impact du webothon sur le traitement des prochaines crises par les ONG et impossible de mesurer son impact sur le taux de pénétration des médias sociaux au sein des ONG au cours de la prochaine année. Toutefois, je crois que Michelle a raison d'être optimiste à ce sujet puisqu'elle me signalait que la Vice-consul d'haiti l'avait contactée dés le lendemain du webothon pour un colloque, ce qui illustrait bien que l'on était déjà sorti du cercle des initiés.
Alors finalement le webothon, un succés?
- Au regard de l'importance de la discussion sur le web, assurément, rendu là, on peut même parler de buzz.
- En terme de levée de fonds, pas terrible certes, mais si on considère que ce qui a été accompli est un travail d'éducation, et que les ONG seront désormais mieux outillées pour lever des fonds sur le web, il y a lieu d'être optimiste et de ne pas attacher trop d'importance à ce critère, du moins à court terme.
- Enfin, troisième point, qui dépasse de loin le seul cadre de la philanthropie, si le webothon a permis de faciliter la diffusion par des chaines TV de contenu sur le web, c'est un pas en avant non négligeable pour toute l'industrie.
Bilan des courses: un succés oui, et une innovation qui dépasse largement le cadre de la philanthropie. Je ne serai pas étonné d'assister à d'autres webothons dans un avenir rapproché. Peut-être même, on peut bien réver, un webothon multi-causes, qui parviendra à ressouder les pots cassés lors de la polémique du téléthon...
(Ce billet sera également publié dans ma chronique Aid'vertising sur Youphil)
jeudi 25 février 2010
"Pratiquer une fellation ne provoque pas le cancer"

"A ma connaissance, pratiquer une fellation ne provoque pas le cancer" aurait déclaré Antoinette Fouque, cofondatrice du mouvement féministe MLF pour commenter la dernière campagne anti-tabac de Droits des nons-fumeurs (DNF) qui fait rage en France. Ce matin, la décision de suspendre cette campagne choc a été prise, mettant un point final à la polémique.
Encore une fois le shockvertising a frappé. Encore une fois, on a réussi à faire encore plus fort et à mettre en scène (ou du moins à évoquer) l'un des derniers tabous de la société: la pédo-pornographie.
Je fréquente trop les publicitaires pour penser que c'est une erreur de jugement. Les publicitaires sont loin d'être idiots: ils sont au contraire branchés sur l'actualité, savent créer le buzz, et sont parfaitement au courant des limites de l'acceptable, mais parfois ils décident de les transgresser sciemment...
Une analyse cynique de la situation
Je suis peut-être cynique, mais quand je vois cette campagne avec 3 petites affichettes destinées à être distribuées à seulement 15 000 exemplaires dans quelques bars, mais qui circulent sur internet dans tous les sens, je deviens soupçonneux. Quand ensuite je réalise qu'il existe un corollaire vidéo à la campagne (trés réussi d'ailleurs, voir plus bas), mais qui n'a AUCUN rapport avec ces affiches scandale, je ne peux m'empêcher de me dire que l'agence a réussi un coup... fumant!
Il existe une grande règle en communication: "Parlez-en en bien, parlez-en en mal, mais parlez-en". Bravo à l'agence BDDP ! On en a parlé toute la semaine. Tout le monde s'est exprimé sur la question: depuis la presse (Le Parisien en a fait sa une), des ministres sont montés au créneau dans la plus grande hypocrisie possible et imaginable, et tout le monde a pu exprimer son avis sur la question, y compris l'industrie du tabac. Pendant ce temps, silence de l'agence (qui a travaillé pro-bono by the way!) et du DNF jusqu'au retrait aujourd'hui. L'opération n'aura vraiment pas couté grand chose: après tout on ne parle pas d'affiches dans le métro, ou de formats géants. Peu de couts média et peu de couts de production, mais une opération à inscrire dans les annales du word of mouth, assurément...
Mais au fait, et les jeunes? On les a entendu? Ils ont réagit? Ils ont été choqués eux? Ben non, puisqu'ils n'étaient pas la population réellement visée. Que des adolescents aient des reactions sexuelles, ca ne choque pas les ados, seulement leurs parents... Si on veut parler aux jeunes, on utilise leurs codes, comme dans cette autre campagne contre le tabagisme dont je parlais hier... ou comme la vidéo de la campagne du DNF, très réussie, maniant habilement sérieux et humour noir...
mardi 23 février 2010
Une web série contre la tabagisme?
La web TV est de plus en plus populaire. Tout le monde créé sa chaine: les marques, les syndicats, les humoristes...
Il était temps que les causes sociétales et la philanthropie s'y mettent aussi. Voici une série contre le destinée aux jeunes et soutenue par les la Commission Européenne. La série s'appelle Helpers.
Initiée par la Commission européenne dans le but de sensibiliser les jeunes contre le tabac, “Les Helpers” est une série animée, composée de 12 épisodes dont la première saison est diffusée sur le web à partir du 15 Octobre 2009.
Elle met en scène 3 super-héros qui essayent de sauver fumeurs et non-fumeurs des méfaits du tabac, en leur prodiguant conseils et astuces improbables. Chuck, Skinny et Loona, accompagnés de Tapas, une petite créature stupide, collante et masochiste unissent donc leurs forces pour le meilleur comme pour le pire.
Bref, c'est drole, décalé, loin des messages moralisateurs et encore plus loin du shockvertising.
lundi 22 février 2010
Une campagne gouvernementale courageuse


Pour avoir souvent travaillé sur plusieurs campagnes gouvernementales, je suis en admiration devant la dernière campagne du MSSS (Ministère de la Santé et des Services Sociaux du Québec).
Je reconnais facilement que "tomber" sur de telles affiches dans les couloirs du métro peut faire choc, et susciter l'attention, pas vrai Olivier?
Cette campagne s'inscrit dans un vaste mouvement de prévention auprés des jeunes par le ministère de la santé. A travers le site tasjusteunevie.com, ce sont les grandes causes du jeu, de l'alcool et des infections transmissibles sexuellement qui sont évoquées en ciblant les jeunes.
Ici, ce sont les maladies transmissibles sexuellement qui sont visées: chlamydia et Herpés. On incite au port du préservatif. Trop souvent, on ignore que l'on est porteur de ces maladies car il n'y a pas de symptomes apparents. La prévention est encore la meilleure méthode de ne pas l'attrapper.
Une déclinaison web réussie
Mais au delà des affiches, l'agence Cartier à l'origine de la campagne a aussi développé une bannière web beaucoup plus intéressante que le traditionnel (et ennuyant) big box. L'animation ci-dessous montre l'expérience web sur des sites reconnus pour être fréquentés par des adolescents. C'est sur que ca donne envie de cliquer et de voir ce qu'on essaye de nous cacher... Je parie qu'on va dépasser le sempiternel 0,5% de taux de clics...
Enfin, cerise sur le gateau, l'agence et son client sont allé sur une avenue trés rarement fréquentée, l'opéra-théatre. Une troupe de théatre est allé dans plusieurs collèges pour réaliser une mise en scène surprise, en chanson. Par manque de moyen, il a été impossible d'aller filmer toutes les opérations, et une seule a eu ce privilège, celle du CEGEP Marie Victorin à Montréal, malheureusement pas la meilleure en termes de prestation. Il est intéressant de voir que les jeunes sont réceptifs et accueillent plutôt bien l'opération. On peut aussi imaginer que le message étant véhiculé de facon tellement marquante et originale qu'ils s'en souviendront. Aussi, comme me le soulignait Hugo Galland, l'un des concepteurs de la campagne, "la mission est remplie à 100% en termes de fonds, quand à la forme, on aurait pu faire encore mieux pour l'opéra-théatre, mais nous sommes trés fiers de l'ensemble de la campagne".
Je ne pense pas que ce spot ait un grand avenir viral (ni même que ce soit sa vocation contrairement à la manière dont il semble avoir été présenté à Dominique Arpin sur son blogue d'ailleurs les commentaires qu'il y recoit me renforcent dans cette pensée), mais le spot donne un bon rendu de l'effet que peuvent produire créativité, innovation média et cause sociétale dans les collèges.
À la fin de la représentation, les comédiens ont remis du matériel informatif et des condoms aux étudiants. Dans plusieurs bars de la ville, on trouve désormais ce genre de sous-verres...


En tous cas, chapeau bas pour le ministère de la santé pour sa vision, et le fait de savoir parler aux jeunes en évitant le bon vieux ton moralisateur que l'on voyait trop souvent dans les campagnes gouvernementale d'il y a quelques années. Bravo aussi de savoir jouer sur des visuels juste assez provocateurs sans tomber dans l'outrancier...
vendredi 19 février 2010
Aidvertising pendant les olympiques
Voici une campagne pour la Croix Rouge canadienne qui a su capter l'attention des Jeux de Vancouver, pour la rediriger, pendant une seule journée, celle de l'ouverture des Jeux, vers Haiti... Un message de remerciement, et d'encouragement à continuer de soutenir la Croix Rouge.
Excellent travail tant en création que du coté média. Bravo.
Via
jeudi 18 février 2010
Campagne canadienne contre le tabagisme
On dit souvent que fumer fait vieillir, ou que les cigarettes sont des clous de cercueil.
Les effets spéciaux permettent aujourd'hui d'illustrer cet adage. C'est exactement ce que vient de faire la société canadienne contre le cancer dans cette annonce réalisée par l'agence DDB Toronto. Simple, efficace, direct.
Via
Merci à Bruno pour le lien
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