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lundi 9 juin 2008

Lancement de la Fondation Chirac

C'est aujourd'hui le 9 juin que l'ancien président de la République Francaise inaugure la Fondation Chirac, entouré d'imminences grises et de personnalités du monde philanthropique
Dans la lignée des Bill Clinton, Jacques Chirac estime qu'il pourra peser sur le sort du monde plus efficacement à la tête de sa Fondation Chirac plus facilement qu'à la tête d'un état, aussi puissant soit-il.

La Fondation Chirac est reconnue d'utilité publique et entends agir dans les domaines du développement durable et du dialogue entre les cultures et les civilisations. 4 domaines prioritaires sont identifiés:
- L'accés à l'eau
- L'accés aux médicaments de qualité,
- La lutte contre la déforestation et la désertification
- La sauvegarde des langues et des cultures menacées.

La Fondation Chirac bénéficie du soutien et des conseils d'un Comité d'honneur parmi lesquels se retrouvent beaucoup des amis de l'ancien président, dont des artistes (youssou N'dour ou le photographe Yann Arthus Bertrand), des prix nobels (Rigoberta Menchu, et Muhammad Yunnus), et des personnalités du monde politique (Fédérico Mayor, Kofi Anan entre autres). Je relève aussi l'ancien Premier ministre du Canada Jean Chrétien. Le Conseil d'administration n'a pas à rougir non plus, la liste des personnalités qui le composent est ici.
Je suis un peu surpris de n'y trouver aucune personnalité américaine, alors qu'ils sont des leaders dans le domaine des fondations et de la philanthropie...

Parmi les projets soutenus par la Fondation Chirac, nous retrouvons: un laboratoire de contrôle de qualité des médicaments au Bénin et le programme Soroso (signifiant souffle, parle et langue en Araki, une langue qui serait parlée au Vanuatu par... 8 personnes). Ce programme vise à créer une encyclopédie numérique des langues menacées, ainsi qu'une « télévision des langues » sur Internet

Lors de l'inauguration au musée du Quai Branly, Jacques Chirac a déclaré:

"Les responsabilités d'un homme d'Etat ne s'achèvent pas avec ses mandats publics. Par delà l'engagement politique, demeurent l'engagement de l'homme, le sens de ses combats, ce en quoi il croit", a déclaré l'ancien président

"La crise alimentaire ou l'ébranlement des finances mondiales nous rappellent que notre monde est confronté à une conjonction de périls sans précédent. Nous devons procéder (...) à une révolution de nos modes de vie, nous devons le faire maintenant. Demain, il sera trop tard".

Et oui Jacques, moi je veux bien, je suis d'accord, mais hier, tu faisais quoi alors?

mardi 13 mai 2008

Changer le monde: la nouvelle religion des entreprises


Les dirigeants d'entreprises ont compris que les aspirations (légitimes) du public pour un monde meilleur devaient être prises en compte. Du coup, de plus plus d'entreprises adoptent des positionnements et des signatures qui laissent penser qu'elles sont dans l'industrie du changement du monde... ou du moins qu'elles y contribuent activement.

Encore récemment, les entreprises du Fortune 500 s'efforçaient d'apporter des solutions aux problèmes de la vie quotidienne des consommateurs. Aujourd'hui, avez-vous remarqué qu'elles veulent apporter des solutions aux problèmes de la planète entière?

Quelques exemples pour illustrer ce phénomène: dans les années 60, le géant de la chimie et des nouveaux textiles, inventeur du Lycra notamment, DuPont de Nemours signait "Better things for better living" . Une idée toute simple: nous vous facilitons la vie. Aujourd'hui, le pollueur notoire Exxon Mobil affiche sa signature: "Taking on he world's toughest energy challenges". Un autre géant, Wal Mart a participé activement l'an dernier à la campagne environnementale "Change a light, change the world" qui incitait à changer nos ampoules classiques pour des fluocompactes moins énergivores... mais dont on sait maintenant que l'empreinte carbone est pire que celle de son ancêtre.

Dans le même esprit philanthropique qui semble animer nos géants de la consommation, Starbuck propose du café équitable, Gap et Nike soutiennent qu'elles surveillent les conditions de travail de leurs ateliers du sud-est asiatique et les fabricants d'ordinateurs insistent sur le recyclage des composants de leurs machines et sur les économies d'énergies de leurs fermes de serveurs... Que se passe-t-il? Assistons nous réellement à un réel changement de mentalité? Ne s'agit-il que d'une bonne conscience de facade? Impossible de donner une seule réponse applicable à toutes les compagnies affichant un slogan vert ou humaniste. Mais ce que l'on peut dire par contre, c'est que nous vivons dans un monde de richesses telles que l'humanité n'en n'a jamais connu. Bien sur la pauvreté est encore une triste réalité, mais dans l'ensemble nos pays occidentaux produisent plus et nous vivons dans un monde d'abondance et de choix. Les produits viennent du monde entier pour remplir les rayonnages de nos magasins de telle sorte que l'on peut désormais manger des fraises en n'importe quelle saison et dans n'importe quel pays. La satisfaction de nos besoins en termes de société reprennent ceux de la pyramide de maslow. Nous sommes à une époque où nous pouvons nous permettre en tant que société de nous occuper des autres car nous avons à peu prés remplis nos propres besoins primaires.




La beauté de la chose, c'est qu'une fois que nous avons atteint la satisfaction de ce type de besoin, on ne peux plus faire une croix dessus. Même si l'économie mondiale menace de récession, les sociétés vont certes se recentrer sur leurs propres besoins, mais les grandes compagnies ne pourront pas pour autant exploiter les producteurs de café nicaraguayens ou des enfants dans des sweat-shops. Elles devront continuer d'afficher des résultats éthiques et de rendre compte de leur responsabilité sociale. C'est pourquoi nous allons assister dans l'avenir à de plus en plus de campagnes de marketing responsable.

lundi 21 avril 2008

Un jour de la terre c'est bien, mais tous les jours c'est mieux


Le 22 avril, c'est le jour de la terre. Il en est ainsi depuis1970. A l'époque, un jour pour la terre permettait de souligner l'importance de prendre conscience de notre environnement afin de sensibiliser l'humanité au besoin de le préserver.

Depuis, la part de l'environnement dans les média a augmenté de 1500% au Québec (il faut dire que l'on partais de loin...). On a peut-être donc (un peu) moins besoin d'un tel jour de la terre aujourd'hui, dans le sens où un gros travail d'éducation et de sensibilisation a déjà été fait. Cependant, si le grand public commence à poser des gestes simples, comme recycler, récupérer, composter... beaucoup reste à faire au niveau de l'industrie... qui pollue beaucoup plus que le citoyen moyen, rapellons-le. C'est un peu comme quand on nous explique qu'il faut fermer le robinet d'eau pendant qu'on se brosse les dents... alors que nos systèmes d'égouts montréalais sont dans un état tellement déplorable que 40% de l'eau est perdue avant même d'arriver à mon lavabo!

Ceci dit, l'industrie elle aussi fait du chemin sur la voix environnementaliste, comme l'illustre l'annonce par Nokia lors du world mobile congress de février dernier du Nokia remade, un téléphone fait de matières recyclées. Le boitier vient de canettes en aluminium, et mêmes le caoutchouc des touches est fait à partir de pneus recyclés. Il est à parier que ce genre de produits sera de plus en plus populaires à l'avenir, et pas juste pour des opérations de relations publiques, mais qu'il s'agisse d'un engagement réél en faveur de l'environnement.

J'espère que ce nouveau jour de la terre permettra de faire encore progresser la cause, tant pour les citoyens que pour les entreprises, au point que chaque jour devienne un jour de la terre.

dimanche 2 décembre 2007

Trucs pour consommer solidaire



Le mois de Décembre est là. C'est le mois des Fêtes, et la tradition veut que ce soit aussi le mois des cadeaux et du don. Décembre est aussi connu pour être le mois de l'année ou le volume des achats atteint son sommet annuel, y compris les achats sur internet. Pourquoi ne pas ajouter une petite note de philanthropie à cette période des fêtes en devenant un consommateur solidaire, soucieux à la fois de son environnement, de son prochain, et de faire des cadeaux utiles? Voici quelques moyens d'y parvenir sans douleur.


- Envoyez des cartes de voeux de l'UNICEF ou d'Oxfam.
- Faites vos achats via un site internet qui reversera une partie de sa commission à un organisme philantropique de votre choix, comme Soliland en France ou ejust au Canada par exemple.
- Changez le monde, un geste à la fois, grace aux 12 gestes simples pour l'environnement recommandés par Equiterre
- Investissez dans les fonds Acumen qui vous permettent de faire grossir votre bas de laine tout en aidant des micro entreprises de pays en développement.
- Faites vos achats de Noël sur ethiquette.ca qui listent des produits respectant certains critères respectant l'environnement et soutenant l'amélioration des conditions sociales.
- Achetez un vrai sapin de Noël, pas un arbre en plastique, c'est plus écologique, si si, c'est expliqué ici.
- Achetez équitable, solidaire et durable autant que possible
- Profitez de la période des Fêtes pour faire un don à un organisme de votre choix, Canadon
- Offrez un ordinateur à un enfant du 1/3 monde en même temps qu'au votre, avec l'opération one laptop per child
- Signez une pétition, par exemple celle là votregouttedeau.org, ca ne vous coute rien, mais les petites rivières font les grands fleuves.
- Prenez rendez-vous avec votre organisme local de don de sang.
- Aider quelqu'un: donnez de votre temps et faites du bénévolat pour une cause qui vous anime, ils cherchent du monde pour les Fêtes ici.
- Enfin, plutôt que d'offrir un cadeau insignifiant à des gens qui ont déjà tout, comme vos parents part exemple, faites un don à un organisme en leur nom. Steve garfield demande même ici à Amazon d'intégrer cette fonction dans leur listes d'idées cadeaux pour populariser cette tendance.

jeudi 22 novembre 2007

Un petit plaisir coupable


Je suis heureux d'annoncer que mon article de la semaine dernière sur l'opération one laptop per child a été adopté et repris par le magazine francais Newzy.fr, dans la section développement durable: ici. Ils ont quand même une newsletter distribuée à 450 000 personnes.

C'est toujours un bonheur de constater que nos textes sont appréciés, partagés, diffusés. Et au delà du plaisir égoiste, je me dis surtout que c'est l'intérêt pour toutes ces opérations généreuses, altruistes et progressistes qui augmente et se développe un peu partout.

Je suis peut-être d'un optimisme maladif, mais je suis convaincu que ces projets sont d'excellents ambassadeurs de la philanthropie.

lundi 12 novembre 2007

Un ordinateur portable pour tous les enfants du monde




Les ordinateurs à 100$ du projet One laptop per child fondé par Nicolas Negroponte, sont en production depuis cette semaine dans une usine de Quanta en Chine.

Le projet philanthropique ambitieux est de fournir aux enfants des pays en voix de développement l'accès à la technologie moderne à faible cout. L'Uruguay en a déjà commandé 100 000. Le cout n'est pas encore de 100$ mais de 188(ce qui demeure appréciable) mais l'organisme promet des baisses significatives au cours de l'année 2008. La Mongolie pourrait être le prochain pays participant. Il semble que pour être rentable, cette ONG devrait distribuer 3 millions de ces ordinateurs à 100$.

A l'occasion de la mise en chantier de ce projet lancé il y a 5 ans maintenant, l'organisme sans but lucratif One laptop per child (un ordinateur portable par enfant) propose durant les deux prochaines semaines une promotion "Donnez-en un, recevez-en un", pour les résidents américains et canadiens. En faisant un don de la valeur de deux ordinateurs (399$), l'un va à un enfant d'un pays émergent, et l'autre chez vous, avant les fêtes. La moitié du don (199$) est déductible d'impots.
L'initiative de fournir des ordinateurs aux enfants pauvres me parait des plus louables. Certains se posent des questions éthiques à ce sujet, comme de savoir si on n'augmente pas le risque de voir se propager la culture mondialiste. Les outils de communication, d'accès à la culture, mondiale ou locale, ainsi que la tendance générale au "user generated content" permettra à tous les utilisateurs de ces ordinateurs XO de développer leur savoir-faire et leur faire-savoir sur internet.
Par ailleurs, miser sur l'enfance et l'éducation, est aujourd'hui reconnu comme le moyen le plus efficace d'investir dans une stratégie de développement durable.

D'autres images de l'ordinateur ici.

vendredi 12 octobre 2007

Al Gore, prix nobel de la paix


Al Gore, l'ancien vice-président des Etat unis, devenu ardent défenseur de l'environnement et ambassadeur international de la lutte contre les changements climatiques gràce à son film "Une vérité qui dérange" (An inconvenient truth) s'est vu décerné aujourd'hui le prestigieux prix Nobel de la paix. Il partage ce prix avec le GIEC (Groupe d'expert intergouvernemental sur l'évolution des Climats).

Al Gore avait déjà recu un Oscar pour son film, ce qui propulsa son image et sa parole sur tous les écrans du monde. Aujourd'hui, avec ce Prix Nobel, il devient encore plus célèbre et les informations qu'il donne franchissent encore plus de barrières.

On peut se demander quel est le rapport entre la paix et l'environement. Al Gore y répond en disant que les problèmes climatiques risquent à terme de créer des migrations importantes de populations, donc des conflits, de meme que des luttes pour les régions devenues les seules habitables. Essayer d'enrayer les changements climatiques permettraient donc selon l'académie d'Oslo de lutter aussi en faveur de la paix internationale.

Les critiques politiques prétendent qu'Al Gore viserait la présidence des Etats Unis et que ce nouveau statut de Prix Nobel lui paverait la voix royale. J'espère sincèrement qu'il ne succombera pas à cette tentation car son pouvoir de persuasion et de mobilisation des consciences est beaucoup plus important aujourd'hui que celui qu'il a été lorsqu'il occupait les plus hautes responsablités politiques. S'il veut vraiment que les changements opèrent, et influencer le politique, il ne doit pas en faire partie. Sa crédibilité, et celle de son film, dépendent de la décision qu'il prendra à ce sujet.

jeudi 20 septembre 2007

Une discothèque pas comme les autres


Voici un concept intéressant. Le plancher de la discothèque est montée sur des ressorts qui absorbent l'énergie des danseurs pour créer de l'électricité. Le concept a été présenté il y a un an déjà par le bureau d'architectes hollandais Doll, trés impliqué dans le développement durable. La discothèque n'est toujours pas construite mais le simple fait que des experts se penchent sur la question et étudient les possibilités technologiques pour y parvenir sont des éléments encourageants qui incitent à penser que des solutions sont envisageables à court terme.

Quand on sait que les jeunes sont les plus sensibles aux questions environnementales, le succès d'un tel établissement est garanti d'avance. Ce sera une nouvelle définition de la danse sociale...

Via