samedi 31 mai 2008

Conseil à tous ceux qui font des présentations: le cerveau décroche au bout de 10 minutes!



Parmi mes activités professionnelles, il se trouve que j'utilise beaucoup powerpoint, que ce soit pour des présentations à des clients ou lors de séminaires de formation. Quand je suis tombé sur cette présentation, j'ai réalisé que non seulement un peu plus de sport ne me ferait pas de mal, mais qu'il me fallait absolument "réveiller" mon audience au bout de 10 minutes.
Pas parce que je les endors en leur chantant des berceuses, mais parce que le cerveau est ainsi fait qu'au bout de 10 minutes d'attention, il décroche! Je m'efforce d'en tenir compte dans mon prochain cours à l'inis la semaine prochaine (auquel il reste quelques places d'ailleurs pour ceux qui seraient intéressés).

Le système universitaire, et l'école en général devraient lire cette présentation.. et changer ses manières de faire...

vendredi 30 mai 2008

Aidvertising: lancement de la campagne des petites culottes pour la paix


C'est vendredi! Le jour de l'aidvertising, où je souligne une campagne sociétale dont la cause ou la réalisation m'ont paru digne de mention.

Cette semaine, trente organismes québécois - dont Droits et Démocratie, Reporters sans frontières Canada et la Fédération des femmes du Québec - invitent à prendre part à une campagne internationale... culottée, contre le régime militaire de birmanie.

Sur le site de L'opération petites culottes pour la paix, on nous explique qu'en Birmanie, il existe une superstition selon laquelle les hommes perdent leur pouvoir s’ils sont en contact avec les vêtements que les femmes portent en dessous de la taille et en particulier leurs petites culottes.

On nous dit que les généraux birmans sont très superstitieux et qu'ils y croient dur comme fer. La campagne est un appel des femmes de Birmanie à toutes les femmes du monde entier à envoyer leurs petites culottes aux représentants de la junte militaire de leur pays (c.-à-d. aux ambassades du Myanmar).

On pourra toujours dire que pour faire tomber une dictature il faudrait des moyens moins futiles que des petites culottes envoyées à un ambassadeur... mais il semble que les femmes birmanes soutiennent l'opération, comme on nous l'explique ici. Alors pourquoi pas?...

Voici le communiqué de presse du lancement de la campagne des petites culottes pour la paix:

MONTRÉAL – Le 27 mai 2008 – À partir d’aujourd’hui, les femmes du Québec et de tout le Canada sont invitées à envoyer leurs p’tites culottes dans le cadre d’une initiative internationale unique visant à mettre fin aux brutalités du régime militaire birman et aux profondes souffrances que celui-ci inflige à la population de Birmanie.

Une conférence de presse qui a lieu aujourd’hui à Montréal souligne le lancement officiel de P’tites culottes pour la paix !, une campagne nationale d’appui aux femmes de Birmanie menée par une coalition* regroupant plusieurs organisations féministes et de la société civile, coordonnée par la Fédération des femmes du Québec (FFQ) et le Réseau étudiant Droits et Démocratie.

La campagne P’tites culottes pour la paix ! a été conçue en octobre dernier par un groupe de femmes de Birmanie, le Lanna Action for Burma (LAB), à la suite de la violente répression exercée par le régime militaire à l’encontre des manifestations pro-démocratie dirigées par les moines. La campagne joue sur les superstitions des généraux birmans, qui croient que tout contact avec des vêtements féminins portés sous la taille, peut leur faire perdre le pouvoir. Des femmes d’Australie, de Singapour, des Philippines, du Brésil et de l’Europe ont depuis répondu à l’appel de LAB et ont envoyé leurs petites culottes à l’ambassade birmane la plus proche afin de faire chuter le régime et ainsi mettre fin aux violations des droits humains perpétrées par le régime contre sa population, et en particulier contre les femmes.

« Les horribles conséquences du cyclone Nargis ont rappelé au monde la corruption et la tyrannie du régime militaire de Birmanie », a dit Lanna Action for Burma. « Le régime se trouve présentement dans une position de faiblesse, et nous devons utiliser tous les moyens à notre disposition pour le renverser une fois pour toutes. »

Outre leur appel de p’tites culottes, les organisatrices de Montréal comptent amasser des fonds qui seront envoyés directement aux groupes qui viennent en aide aux victimes de la crise humanitaire qui sévit en Birmanie.

« Au cours des dernières semaines, nous avons toutes et tous regardé avec horreur la tragédie humanitaire s’intensifier en Birmanie, et cette campagne constitue une occasion unique et importante, pour les femmes du Québec, d’apporter leur aide, de contribuer à amasser des fonds et de dénoncer le recours systématique, par le régime militaire, au viol et à d’autres brutalités contre nos sœurs de Birmanie », a dit Michèle Asselin, présidente de la FFQ.

« Le Réseau étudiant Droits et Démocratie veillera à ce que le message de Lanna Action for Burma soit transmis d’un bout à l’autre du Canada par l’entremise de ses délégations, qui sont présentes sur plus de 30 campus canadiens », a dit Sophie Rondeau, coordonnatrice du Réseau. « Nous accueillons avec enthousiasme cette possibilité de manifester notre solidarité avec les courageuses femmes de Birmanie. »
-30-

Info et relations avec les médias :
Louis Moubarak ou Steve Smith au 514 283-6073
www.ptitesculottespourlapaix.ca

ANNEXE

Amis (es) québécois (es) de la Birmanie (AQB)
AQOCI (Association québécoise des organismes de coopération internationale),
Association pour la défense des droits sociaux Québec métro,
CALACS de Rouyn-Noranda,
CALACS Entre Elles - Lac St-Jean,
Canadian Friends of Burma (CFOB) / Amis (es) canadiens (nes) de la Birmanie
Centr’Elles, comité d’action des femmes d’Avignon
Centre Au Cœur des Femmes,
Centre avec des Elles,
Centre de femmes de la MRC de Bonaventure,
Centre de femmes l’Éclaircie,
Centre de femmes l’Étincelle de Baie-Comeau,
Centre de femmes Parmi Elles,
Centre des femmes italiennes de Montréal
Centre-Femmes du Grand-Portage,
Comité femmes du Front commun des personnes assistées sociales du Québec,
Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail,
CUSO (anciennement Canadian University Service Overseas),
Fédération des femmes du Québec,
Fédération des ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec,
Fédération québécoise pour le planning des naissances,
Femmes en Mouvement,
L’R des centres de femmes du Québec,
L’autre Parole,
Point d’appui,
Regroupement Naissance-Renaissance,
Regroupement provincial des maisons d’hébergement et de transition pour femmes victimes de violence conjugale,
Regroupement québécois des CALACS (centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel),
Reporters sans frontières Canada
Réseau étudiant Droits et Démocratie.


Article relié: Signez la pétition d'Avaaz pour la Birmanie

mercredi 28 mai 2008

Les sites de haine prolifèrent

Ceci est un article paru dans Branchez-vous hier. Il soulève un point qui m'afflige: les sites de haine (raciale) pullulent sur le web. Je me sens directement concerné par ce genre d'info car la Fontaine de pierres se positionne diamétralement à l'opposé de ces sites, (au point d'en être parfois la cible d'ailleurs). Chacun son combat... moi je serai heureux quand je tomberai sur un article montrant que les sites défendant les droits de l'homme et la philanthropie sont en augmentation...


Centre Simon-Wiesenthal: les sites Internet de haine prolifèrent

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Les sites Internet de haine se sont multipliés récemment, constate le Centre Simon-Wiesenthal, une ONG reconnue par les Nations unies qui dénonce les actes de racisme, d'antisémitisme, de terrorisme et de génocide qui se déroulent sur la planète.

Le Centre, qui tire son nom d'un ingénieur autrichien qui a traqué durant plusieurs années les nazis pour les faire arrêter, a publié une nouvelle étude intitulée «Online Terror + Hate: The First Decade», qui fait état de la montée des sites Internet de haine depuis plus d'une décennie.

Selon l'organisme, le premier site Internet haineux aurait été créé en 1995. Treize ans plus tard, le Centre en a recensé plus de huit mille et a constaté une augmentation de 30 % depuis l'an dernier seulement.

Le Centre Simon-Wiesenthal souligne dans son rapport que les gens qui font la promotion de la haine se servent maintenant des sites Internet communautaires et de partage vidéo pour attirer de nouveaux membres. Par exemple, le site Internet Podblanc se veut une version de YouTube consacrée uniquement à la diffusion de vidéos de suprématistes blancs.

Border Patrol est un autre exemple de promotion haineuse citée par le Centre Simon-Wiesenthal. Le jeu vidéo, qui peut être téléchargé sur le Web, permet à ses utilisateurs de tirer sur des immigrants mexicains qui tentent de franchir la frontière entre le Mexique et les États-Unis.

Le Centre Simon-Wiesenthal s'inquiète aussi de la présence sur le Web de la Société des penseurs islamistes, qui est une organisation non-violente, mais qui nie les évènements de l'Holocauste.

Pour lire le rapport complet du Centre Simon-Wiesenthal, cliquez ici (en anglais).

La philanthropie selon Seth Godin


Seth Godin est un gourou du marketing. Ses livres sont des références et des évènements attendus. Le petit dernier Meatball sunday se boit comme du petit lait. Son blog est le plus lus des blogs de marketing. Le lire est toujours rafraichissant et énergisant. C'est le genre de lecture qui nous fait sentir plus intelligent... c'est surement (en partie) pour ca qu'il a autant de succès d'ailleurs...
Bref, je l'aime bien ce gars-là.

Alors quand un tel penseur mets ses neurones au service de la philanthropie, ca mérite le détour. La semaine dernière, il a fait une apparition dans les colonnes du site Chronicles of philanthropy. où il répondait aux questions lors d'un chat. Je recommande vivement la lecture de l'intégralité de son intervention. Mais pour ceux qui seraient pressés, ne liraient pas l'anglais, ou auraient besoin d'un petit teaser, voici quelques perles, (trés) librement traduites.

Question: Quelles sont les plus grandes erreurs que font les ONG en marketing, à part le fait de ne pas faire de marketing?
Réponse: ... La plus grosse erreur que font les ONG, c'est d'être tellement focalisées sur le fait de ne pas faire d'erreur qu'elles en deviennent chiantes (boring)....

Question: Comment les ONG devraient-elles aborder les réseaux sociaux?
Réponse: Ce qui compte ce ne sont pas LES réseaux, ce qui compte c'est LE réseau. Ce qui compte ce n'est pas combien, mais qui. Ce n'est pas où mais qui. (...) Ce n'est pas une question de volume mais de qualité de la relation que vous créez.

Question: Les podcasts, est-ce que c'est bon pour nous autres les ONG?
Réponse: Le podcast est un excellent moyen de vous connecter avec votre base de supporters. Votre tribu, si elle est suffisamment techno et engagée, passera des heures à écouter vos histoires et celles de votre équipe. C'est un moyen pourri par contre pour aller chercher de nouveaux adhérents. Ceux qui ne sont pas déjà membres de votre tribu ne viendront pas écouter votre podcast.

Question: Comment trouver un bon consultant en marketing au 21ème siècle? (une question pour laquelle je me sens particulièrement concerné!!)
Réponse (Seth est lui-même un consultant): Vous seriez surpris du nombre de consultants brillants que vous pourriez trouver. Là où ils échouent, c'est à gérer votre bureaucratie, votre propre organisation, vos propres contraintes et de passer de l'idée à sa réalisation. Je pense que c'est là que vous devriez concentrer vos ressources plutôt que d'embaucher à l'externe. Les idées c'est facile, les mettre en œuvre, c'est votre boulot.

Question: Comment développer le don au sein des boomers?
Réponse: Retournez à la base de votre métier: faites de grandes promesses et livrez la marchandise! Racontez une histoire que les gens ont envie d'entendre. Créez un service tel qu'il vaudra la peine qu'on en parle. Facilitez la conversation. Demandez la permission au gens de leur fournir un suivi, et répétez la manœuvre.
La base est ce à coté de quoi passent la plupart des organisations. Se concentrer sur le coeur de votre métier est infiniment plus efficace que de tenter de surfer sur la dernière tendance.

Et ca continue sur le même ton pendant un bon moment... du petit lait que je vous dis... La suite est ici. Et pour ceux qui voudraient en savoir plus encore sur le marketing des ONG selon Seth Godin, ils peuvent se rendre à ce billet de son blogue... et surveiller les prochains car il y en aura d'autres, à n'en pas douter. Le Monsieur a compris qu'aux Etats Unis plusieurs fondations richissimes pourraient bien avoir besoin de faire appel à ses services...

vendredi 23 mai 2008

Aidvertising: Donnez votre voiture à Kars 4 Kids?


Début mai, j'étais à New York et ce gigantesque panneau sur un immeuble de Brooklyn a attiré mon attention. Je me suis demandé ce qu'était cet organisme Kars4kids.org.

Il s'agit d'un organisme qui vient en aide aux enfants issus de familles en difficulté grâce aux dons... d'automobiles. Il faut être au pays de la bagnole pour avoir une telle idée. Mais là-bas, c'est une excellente idée. Ca marche tellement bien qu'ils acceptent désormais les bateaux!

Celui qui donne reçoit un reçu pour fins d'impots, ET un forfait vacance de deux nuits et 3 jours dans un des hôtels participants à travers les US. Ils viennent chez vous récupérer votre voiture gratuitement, et ils reversent les frais de la revente, à Joy for our Youth (JOY) un autre organisme qui soutient les enfants en difficulté... mais si on lit attentivement toutes les pages du site kars4kids, on se rend compte ici, tout en bas, que les montants collectés sont envoyés en soutient à des enfants de la communauté juive hassidique, en donnant même le nom du principal receveur (mais sans hyperlien) la fondation Oorah (ou awakening an anglais), dont les images du site sont à des milliers de kilomètres de celles de kars4kids...

Tout celà ne me semble pas très transparent... et incite à regarder à deux fois avant de procéder à un don suite à un joli panneau publicitaire... pour au moins savoir à qui donne. La prolifération des organismes caritatifs aux US a donné naissance à plusieurs organismes de contrôle et de notation des ONG comme charity navigator par exemple qui donne une cotation aux organismes, un peu comme la bourse donnerait une cotation aux entreprises publiques...

Pour l'anecdote, quand j'ai traversé à pied le pont de Brooklyn, j'y ai croisé plusieurs personnes qui vendaient un journal qui s'appelait... Awakening.

jeudi 22 mai 2008

Des villes entières de sans-abris... ca fait relativiser

Imaginez que l'ensemble de la population des ces villes se retrouve sans-abri, à la rue, sans domicile fixe...

Imaginez qu'elles se soient faites rasées par un tremblement de terre par exemple.














Montréal, 1,850 000 habitants






Québec: 500 691 habitants











Ottawa = 812 129 habitants










Vancouver = 578 041 habitants










Calgary = 988 193 habitants



(Chiffres de wikipedia selon le recensement de 2006)


Ca fait beaucoup de monde. Beaucoup plus qu'il ne semble imaginable...
Cet effort d'imagination ne fait pourtant que refléter ce qu'il se passe en Chine aujourd'hui même ou prés de 5 millions de personnes se retrouvent sans-abri dans le sichuan suite au tremblement de terre qui a dévasté la région la semaine dernière.

Vous pouvez faire un don à la croix rouge ici.
Moi j'aimerais bien que si une calamité pareille me frappait, il y ait des gens, des inconnus du bout du monde, qui fassent un petit geste pour m'aider...

mercredi 21 mai 2008

Buzzword # 2: le greenwashing


Vous avez remarqué que depuis quelques temps, toutes les marques (ou presque) se vantent de leur aspect vert, écologique, pro-environnemental, nature et durable? On appelle ca le greenwashing.
C'est le fait d'utiliser des techniques marketing dans le but de faire ressortir (ou de créer) une image écologique et responsable de notre marque. Peu importe si les budgets sont octroyés à des publicités "vertes" plus qu'à de concrètes actions pour réduire l'empreinte carbone de l'entreprise...

S'il est louable de se préoccuper de l'aspect environnemental de l'activité de l'entreprise, il est tout de même étonnant de constater que plus l'entreprise et son industrie sont polluantes, et plus le greenwashing se fait pesant.

L'industrie automobile joue encore tellement dans ce registre du greenwashing que Greenpeace France vient de lancer une initiative dénonçant 5 campagnes publicitaires de marques de voitures en demandant aux internautes de voter pour la publicité la plus mensongère. C'est la campagne voitures vertes, qui permet de visionner les pubs et de sélectionner la pire.

Toujours en France, suite au fameux Grenelle de l'environnement et de l'engouement (réel ou pas) pour le développement durable, une agence spécialisée a même lancé un site permettant de mesurer l'honnêteté de ces annonceurs et de dénoncer les mauvaises pratiques. Il s'agit du greenwashingindex où différentes campagnes sont évaluées avec une note entre 1 et 5.

Ces initiatives vont permettre de faire en sorte que le greenwashing perde du terrain et que l'environnement ne soit pas une simple mode mais une préoccupation réelle des entreprises.

Alors attention chers annonceurs, plaire aux consommateurs et se refaire une identité verte est un excellent moyen de changer le monde, à condition que votre campagne soit suivie de gestes concrets, quantifiables et mesurables. Sinon, vous risquez de vous exposer au... greenbashing.

mardi 20 mai 2008

Retour sur le WebCamp Montréal, et le Webcom


Le temps file, mais la semaine dernière j'assistais, en marge du Webcom (la grand messe anuelle du web 2.0 québecois), au WebCamp de Montréal. La formule de cette "non-conférence" est de réunir quelques fondus du web (c'est pas obligé, ca marche aussi avec des néophytes mais ils ne viennent pas encore), de leur demander de quoi ils voudraient parler, et de leur lancer la discussion. Le tout ne fonctionne que grâce à un modérateur. Le succés du "Camp" est largement attribuable à la qualité et à l'expérience de ce dernier qui se mesurent à son sens de l'à propos, à son talent de créer des synergies et des recoupements, et de faire rebondir la discussion, tout en creusant parfois certaines questions. Une tache pas facile à mon avis, mais dont l'animateur du jour Martin Lessard s'est acquitté avec brio.

La discussion a couvert une somme incroyable de sujets. Nous avons commencé avec une séance de définitions et de catégorisation des réseaux sociaux, versus les médias sociaux. Le but n'était pas de tomber sur LA définition, mais sur une autour de laquelle nous serions tous d'accord, et autour desquelles nos discussions pouvaient s'échafauder.
On a aussi beaucoup parlé de vidéo sur le web, et de l'importance du canal de distribution: alors qu'hier nous passions d'un émetteur à un récepteur de contenu via un distributeur (le plus souvent la TV), aujourd'hui, le système qui prévaut est celui d'une mare d'information (ou de contenu) à laquelle viennent s'abreuver à la fois les émetteurs et les récepteurs. Nous en concluons que nous vivons dans un modèle de l'économie de l'attention, dans lequel le message est plus important que sa qualité. C'est la qualité de l'attention qui compte le plus en fait. Et le message doit être créé pour un certain type d'écran: ils ne sont pas interchangeables.

Pour autant, Mario Asselin souligne que les plus jeunes savent pertinemment qu'il ne faut JAMAIS faire de faute dans les titres. Ils écrivent comme ils parlent, souvent sans style, et se foutent éperdument de faire des fautes d'orthographes (je ne leur jetterait pas la pierre!!) mais ils ne se trompent jamais dans les titres... car ils savent déjà l'importance des titres pour les moteurs de recherche... l'attention n'est pas toujours celle des lecteurs, mais parfois aussi celle des googlebots.

La beauté du Webcamp, c'est que de nouveaux participants peuvent entrer à tout moment. Vincent Bertelot, qui présentait au Webcom dans la catégorie entreprise 2.0 (sur les avatars et les RH) est notamment venu se joindre à nous le temps d'une discussion sur la mobilité 2.0 et l'importance de la géolocalisation dans les futures applications internet.

Plus tard, c'est Isabelle Lopez qui est arrivée, en se donnant pour mission de répertorier en direct les évènements sur le blogue du webcom. Nous abordons à ce moment les rives de l'identité numérique (que l'on se fabrique soi-même?), et qu'il convient de distinguer de l'E-réputation (qui nous est fabriquée par les autres? Mais sur laquelle nous avons une influence). Le voyage se poursuit avec les notions de confiance et de qualité, qui mixées ensemble aboutissent à la valeur suprême recherchée par les producteurs de contenu: la fidélité.

Je n'ai pas retenu, ni noté les noms de tous les participants, mais je me souvient que bruno Boutot a beaucoup parlé des communautés metafilter et du rôle des modérateurs de communautés. C'est d'ailleurs lui qui jouait le rôle du modérateur en pm pendant que Martin Lessard était conférencier au dessus, au webcom. Bruno était assisté de Sébastien paquet, du CNRC, qui va donner un cours sur le web social qui devrait avoir cette particularité d'être en ligne (à surveiller).

Parmi les présents, je me souviens de Philippe Martin, qui a d'ailleurs mis en ligne une vidéo explicative du webcamp sur son blogue ici. Si vous n'avez pas encore saisi le modus operandi du webcamp, sa vidéo achèvera de vous convaincre de participer à ce genre d'événement (enfin je crois!). Il y avait aussi Patrick Desmarais d'Egzact communications, Samuel lavoie, expert en SEO, Nicolas Cossette, de nvi qui parle aussi du wecamp dans son blog (et à qui je dois la photo en tête d'article!), Patrick tanguay, de station C coworking, Michael Boyle, d'Ex-visu, et mario Asselin que j'ai déjà cité.

Il existe un wiki de l'évènement ici pour ceux qui voudraient en savoir plus et revenir sur celui de l'année passée, et pour certaines informations, thémes et noms que j'aurais malencontreusement passé à la trappe...

J'ai quitté le webcamp en milieu d'après-midi pour aller au webcom. J'y ai entendu la fin de la conférence de notre modérateur du matin Martin Lessard. Puis nous avons fini en beauté avec la présentation de Bryan Eisenberg, très intéressante, selon laquelle on pouvait gagner beaucoup en changeant nos pages web en tenant simplement compte de 4 personnalités. C'est le bon vieux concept des personnas bien connu des web-designers, mis au gout du jour de façon brillante, palpitante et drôle...

Bref, une journée bien remplie, et très intéressante. C'est toujours l'occasion de rencontrer les acteurs du milieu que l'on connait déjà (ils\elles se reconnaitront), d'écouter des pontes sur des sujets qui nous tiennent à coeur, et parfois même de rencontrer (et surtout de sympathiser) avec des gens du milieu... (je me suis fait des nouveau facebook friends, c'est tout dire!!)
Un grand merci à Martin pour son invitation... Anytime Martin.

A noter que selon Claude malaison, (grand organisateur de l'univers webcom), toutes les conférences seront bientôt mises en ligne sur le site officiel de la conférence webcom 2008.

vendredi 16 mai 2008

Aidvertising: une campagne responsable pour les cafés Maxwell

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Voilà une annonce toute simple pour les cafés Maxwell, qui me semble refléter une tendance du moment, la tendance du small is beautiful... Le monde de la pub a cette réputation d'être cher et dépensier. Cette campagne de Maxwell prend le contre pied de la légende pour montrer qu'elle sait se faire économe et généreuse, sans pour autant perdre de son efficacité...

La campagne TV renvoie au site web faitesquelquechosedebon.ca sur lequel il est possible de recommander le prochain organisme bénéficiaire. Le spot ci-dessous à aidé à financer une école de chiens guides pour aveugles.

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J'espère que cette campagne de marketing responsable pour les cafés Maxwell remportera le succés qu'elle mérite. Pour le savoir, ce sera simple: si la prochaine campagne poursuit dans la même veine, ce sera la preuve du succés, sinon...

mardi 13 mai 2008

Changer le monde: la nouvelle religion des entreprises


Les dirigeants d'entreprises ont compris que les aspirations (légitimes) du public pour un monde meilleur devaient être prises en compte. Du coup, de plus plus d'entreprises adoptent des positionnements et des signatures qui laissent penser qu'elles sont dans l'industrie du changement du monde... ou du moins qu'elles y contribuent activement.

Encore récemment, les entreprises du Fortune 500 s'efforçaient d'apporter des solutions aux problèmes de la vie quotidienne des consommateurs. Aujourd'hui, avez-vous remarqué qu'elles veulent apporter des solutions aux problèmes de la planète entière?

Quelques exemples pour illustrer ce phénomène: dans les années 60, le géant de la chimie et des nouveaux textiles, inventeur du Lycra notamment, DuPont de Nemours signait "Better things for better living" . Une idée toute simple: nous vous facilitons la vie. Aujourd'hui, le pollueur notoire Exxon Mobil affiche sa signature: "Taking on he world's toughest energy challenges". Un autre géant, Wal Mart a participé activement l'an dernier à la campagne environnementale "Change a light, change the world" qui incitait à changer nos ampoules classiques pour des fluocompactes moins énergivores... mais dont on sait maintenant que l'empreinte carbone est pire que celle de son ancêtre.

Dans le même esprit philanthropique qui semble animer nos géants de la consommation, Starbuck propose du café équitable, Gap et Nike soutiennent qu'elles surveillent les conditions de travail de leurs ateliers du sud-est asiatique et les fabricants d'ordinateurs insistent sur le recyclage des composants de leurs machines et sur les économies d'énergies de leurs fermes de serveurs... Que se passe-t-il? Assistons nous réellement à un réel changement de mentalité? Ne s'agit-il que d'une bonne conscience de facade? Impossible de donner une seule réponse applicable à toutes les compagnies affichant un slogan vert ou humaniste. Mais ce que l'on peut dire par contre, c'est que nous vivons dans un monde de richesses telles que l'humanité n'en n'a jamais connu. Bien sur la pauvreté est encore une triste réalité, mais dans l'ensemble nos pays occidentaux produisent plus et nous vivons dans un monde d'abondance et de choix. Les produits viennent du monde entier pour remplir les rayonnages de nos magasins de telle sorte que l'on peut désormais manger des fraises en n'importe quelle saison et dans n'importe quel pays. La satisfaction de nos besoins en termes de société reprennent ceux de la pyramide de maslow. Nous sommes à une époque où nous pouvons nous permettre en tant que société de nous occuper des autres car nous avons à peu prés remplis nos propres besoins primaires.




La beauté de la chose, c'est qu'une fois que nous avons atteint la satisfaction de ce type de besoin, on ne peux plus faire une croix dessus. Même si l'économie mondiale menace de récession, les sociétés vont certes se recentrer sur leurs propres besoins, mais les grandes compagnies ne pourront pas pour autant exploiter les producteurs de café nicaraguayens ou des enfants dans des sweat-shops. Elles devront continuer d'afficher des résultats éthiques et de rendre compte de leur responsabilité sociale. C'est pourquoi nous allons assister dans l'avenir à de plus en plus de campagnes de marketing responsable.

vendredi 2 mai 2008

Aidvertising: le train du sourire - Le shockvertising sur le web?


Je suis tombé sur cette page de la campagne smile train. On y explique qu'il suffit de 250$ pour soigner les enfants avec un bec de lièvre...

Impossible de rester indifférent...

Encore un exemple de shockvertising version web. Ca me rappelle cette bonne vieille théorie selon laquelle le web viral doit respecter la règle des 3S: shocking, sexy or stupid.
Ca vous incite à vous bouger et à donner vous? O à vite zapper et passer à une autre page?
SD

jeudi 1 mai 2008

Expédition Manaslu 2008: 8163 mètres par Emmanuel Daigle


Emmanuel Daigle est un passionné de montagne. En septembre prochain, il gravira le Manaslu, au Népal, l'un des 14 sommets de plus de 8000 mètres d'altitude que comprends notre planète.

Hier soir, je participais à l'une de ses conférences-levée de fonds durant lesquelles il explique avec sa passion et son énergie de montagnard les contraintes, la préparation, l'entrainement physique et mental avant de s'attaquer à une telle montagne. Il nous fait réver aussi avec de sublimes images et des noms aussi évocateurs que camp de base de l'Everest ou Lodge Himalaya...

Emmanuel d'Aigle sensibilise aussi ses auditeurs aux principes de sans trace, qui consiste à laisser la montagne aussi pure qu'avant notre arrivée: ne rien laisser sur place, pas même nos déchets organiques comme il l'explique ici et surtout pas nos bouteilles d'oxygène qui jonchent le sommet du monde. Son expédition, en Septembre 2008 sera la première canadienne "sans trace" au Manaslu, et s'il réussit à atteindre le sommet, ce sera aussi la première équipe canadienne à le faire.

Moi qui suis un fan de montagne, et qui nourrit mes propres enfants à la lecture de mangas comme le sommet des Dieux de Tanugushi, rencontrer Emmanuel Daigle et partager avec lui ses souvenirs, ses trucs, (et une partie de ses aventures) fut un immense plaisir. J'ai hâte qu'il revienne pour qu'il nous raconte comment ca s'est passé.

On peut suivre Emmanuel Daigle sur son blogue, moi je vais le faire. Les plus téméraires peuvent aussi le suivre avec leur sac à dos car il guide des groupes en haute montagne, on peut se renseigner et s'inscrire sur son site Aventures sur mesure . Je vais commencer à m,entrainer (et à économiser) tout de suite...

Merci à Jean Michel de m'avoir invité à cette soirée mémorable