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mercredi 18 mai 2011

La philanthropie 2.0, c'est le don social

Depuis les années que je blogue sur la philanthropie et que je mets de l'avant, sur ce blogue comme dans ma pratique profesionelle, le pouvoir des médias sociaux, j'ai un peu l'impression de voir ce tableau publié par Mashable comme la consécration ultime pour la philanthropie 2.0.

C'était de la science fiction il y a quelques années, c'est aujourd'hui un fait reconnu: les médias sociaux favorisent la levée de fonds. Pourquoi je donne? parceque ems amis me le demandent (gentiment). Vous voulez plus de dons? Il est donc plus que temps d'adopter les médias sociaux et de permettre aux internautes de s'approprier vore cause. Voyez plutôt, et je doute qu'aprés ca on puisse encore demeurer sceptique...




mardi 31 août 2010

Croix rouge canadienne et Pakistan




Une excellente annonce pour la Croix Rouge Canadienne, par l'agence Cossette.
C'est plus que d'actualité...
Je rappelle que jusqu'au 12 septembre, le gouvernement canadien émet un don du même montant que le votre via le fond d'aide aux victimes du Pakistan.

lundi 30 août 2010

L'UNICEF et le Pakistan


Le message de l'actrice Alyssa Milano pour l'UNICEF est clair.
Par ailleurs, la communauté américaine se mobilise via certains de ses acteurs. On peut notamment suivre @Pakistan-now sur twitter, ou encore @Alyssa elle même.

L'UNICEF détaille également ce qu'il se passe sur place grace à sa chaine youtube, et montre le travail de ses équipes, comem sur cette vidéo ci-dessous.





A noter qu'au Canada, le gouvernement double vos dons jusqu'au 12 septembre par l'intermédiaire du fond d'aide aux victimes du Pakistan.


lundi 16 août 2010

Voici pourquoi on ne donne malheureusement pas pour le Pakistan


Les inondations catastrophiques du Pakistan soulèvent des interrogations au sein de la communauté de l'humanitaire international.

On se demande pourquoi l'aide n'arrive pas plus vite.

On se demande pourquoi les donateurs ne donnent pas plus.

On compare pourtant cette catastrophe aux récents évènements (Haiti et Tsunami notamment) par une macabre escalade du nombre de morts ou de déportés.


Il existe pourtant beaucoup de raisons qui font que l'occident ne se préoccupe pas plus que ca du pakistan. Voici celles qui me sautent aux yeux:

  • Nous sommes en période de récession: le don se porte moins bien depuis plusieurs années (baisse de 3,6% aux US en 2009)
  • la mobilisation est déjà allée ailleurs: Haiti en début d'année, puis tremblement de terre au Chili, sans compter la fuite de pétrole américaine
  • L'exemple d'haiti où plusieurs mois après, l'argent n'est souvent pas arrivé, et les changements positifs se font attendre: on a beaucoup donné, les médias ont été trés présents au début, mais il n'y a guère eu de suivi ensuite, et les donateurs se demandent un peu ce qu'il se passe.
  • Qui a été submergé de demandes de dons? Moi je n'ai recu aucun email, ni recu aucun SMS m'incitant au don. Le mouvement n'est pas (encore?) en marche.

Ca se sont les raisons très rationelles du non-don. Il existe malheureusement d'autres raisons beaucoup moins rationelles, mais qui me semblent pourtant emcore plus importantes. Ce n'est pas joyeux mais il faut bien en parler:

  • C'est les vacances: les aoûtiens ne sont pas encore rentrés. Donateurs et médias ne sont pas encore prêts
  • Le Pakistan c'est vraiment loin, et pas trés sexy: les plages paradisiaques du touriste occidental ne sont pas touchées
  • Plus délicat: les occidentaux ne sont pas très présents là-bas, donc ils n'ont pas été touchés, contrairement aux touristes du tsunami, ou encore les nombreuses ONG déjà présentes en Haiti. Loin des yeux, loin du coeur...
  • Enfin, et c'est le pire, le Pakistan est associé depuis longtemps dans les médias à un pays de terroristes, et au gouvernement corrompu. Depuis le lendemain du 11 septembre, l'imagerie populaire même voit le Pakistan comme un pays plus ou moins en guerre civile, abritant de manière incompréhensible Ousama Ben Laden quelque part dans ses montagnes et bénéficiant d'une protection des habitants et/ou des officiels.

Alors finalement, donner pour le Pakistan revient à donner à Ben Laden. C'est le raccourci immédiat que l'on fait sans s'en rendre compte. Pas étonnant que l'aide ne suive pas...


C'est cet odieux raccourci que les médias doivent briser au plus vite, pendant que des millions de vies innocentes sont en jeu, victimes de caprices de Dame Nature. Je me demande si ce ne sont pas les ONG musulmanes qui réussiront la mobilisation, aprés tout, la charité fait partie des piliers de l'Islam qui célèbre justement le Ramadan en ce moment...

Photo via

dimanche 13 juin 2010

Humanitaire, sortir de la logique d'urgence

Plus nous sommes témoins de catastrophes humanitaires et plus il devient flagrant que notre système humanitaire ne fonctionne pas. Aussi longtemps que l'humanitaire sera tributaire de la logique du prime time, il demeurera d'une efficacité douteuse.

Je prends pour exemple Haiti. Hier, 12 juin, celà faisait précisément 5 mois que la terre y avait tremblé. Avez-vous lu un papier sur la question dans les journaux du week-end? Qui se soucie de 5 mois? Ca n'est pas un anniversaire ca 5 mois! Par contre je vous prédis que le mois prochain, lors des 6 mois, ce qui est beaucoup plus pertinent pour les médias, on en parlera (un peu). Bon, bien sur c'est la coupe du monde de foot, alors tous les regards sont tournés vers le ballon rond et vers l'Afrique du Sud, pas vers Haiti et sa reconstruction. J'imagine aussi que les 12 mois, le premier anniversaire de la catastrophe on se posera la question de savoir si l'aide est parvenue à bon port et comment elle fut utilisée.

Ce qui est déplorable dans notre système humanitaire, c'est la logique de l'urgence. Des images chocs dans l'actualité soulèvent la compassion et suscitent le don. Mais qu'en est-il ensuite? On nous dit qu'il faudra 10 ans pour reconstruire Haiti. Alors oui, certes, des dons ont été fait, plus que pour le Tsunami même, c'est dire. Mais qui fait le suivi? qui nous tiens au courant de l'état de la reconstruction sur une base régulière? Quand je lis comment ont parfois été utilisés les dons du Tsunami (c'était il y a 5 ans, on peut donc avoir un certain recul), ca ne me donne guère envie de redonner lors de la prochaine catastrophe...


Comment se fait-il qu'à l'ère des médias sociaux, mon don ne me permette pas de participer ou du moins de suivre en temps (presque) réel ce qui se passe sur place?
Nous vivons désormais dans un monde où l'on veut savoir ce qu'il se passe, surtout qu'en tant que donateur je me retrouve participant actif de la reconstruction. Je veux savoir comment mon argent est dépensé, et par qui. J'ai besoin de témoignages. J'ai surtout besoin qu'on me prouve que mon geste a été utile. Et que je devrai poursuivre ma générosité. Il n'appartient pas aux médias d'attirer mon attention tous les 6 mois sur l'humanitaire. Je dois me sentir impliqué par mon ONG. Pourquoi pas plus de blogues par exemple? Ca ne serait pas bien difficile à mettre en place. Tous les envoyés sur place sont capables de bloguer. Qui sait utiliser un traitement de texte peut bloguer, pour peu qu'on le lui demande gentiment... Pas besoin de grands moyens.

Les logiques de notre système humanitaire datent d'il y a plus de 50 ans. On a guère évolué depuis. Je vois de prés les tactiques publicitaires de certaines ONG et fondations. On fait un blitz une ou deux fois par an dans les médias traditionnels, et on arrête, par manque de moyens certes, mais surtout parce que l'argent doit être utilisé pour agir plutôt qu'à communiquer. Bien sur communiquer (pardon on dit "sensibiliser" dans cette industrie) est important, mais combien se donnent la peine de le faire sur le long terme? Combien d'ONG entretiennent-elles des blogues sur leurs activités. Combien donnent la parole à ceux qui sont aidés? Bien peu en vérité. Je décèle une certaine volonté d'aller plus loin, mais souvent ar manque de moyens ou de connaissances, on se contente de répéter les bonnes vieilles recettes qui marchent (ou pas), parce qu'on sait le faire.

Quand je consulte les sites de mes ONG préférées, je me retrouve trop souvent à la préhistoire du web. Et quand c'est moderne, trop souvent c'est inefficace.

Si vous avez un blogue d'ONG ou de fondation qui fonctionne, merci de me le faire savoir, je ferai un autre billet sur les bons et moins coups dans le secteur... En attendant, pour finir sur une note optimiste (on ne se refait pas), voici ce que fait le CECI pour Haiti: ce n'est pas encore un blogue mais au moins j'ai des infos régulières, et même des témoignages vidéo comme celui ci-dessous. Nous sommes dans la bonne direction.

mercredi 3 mars 2010

Retour sur le webothon haiti

Le dimanche 21 février se tenait le webothon Haiti, un évènement organisé par Michelle Blanc en vue de venir en aide à Haiti et de parler de médias sociaux dans la sphère humanitaire.


Le résumé de l'opération, les capsules vidéo et le programme complet se trouvent ici.

Le webothon était une première à plusieurs niveaux et une innovation remarquable dans le domaine de la philanthropie 2.0. J'ai donc voulu en savoir plus sur les attentes et les résultats des principaux intéressés. J'ai interrogé certains des participant que je connaissais. Leurs réponses m'incitent à penser que nous verrons avant longtemps d'autres webothon pour d'autres causes.
D'abord et avant tout, contrairement à ce que le nom de webothon avait pu me laisser penser, il ne s'agissait absolument pas d'un téléthon sur le web. Comme me le précisait Michelle au téléphone, l'idée n'était pas de se péter les bretelles sur les montants donnés, ni de jouer à battre des records de donations... ce que j'ai effectivement toujours trouvé assez malsain à la télé. Par ailleurs, le webothon était entièrement bénévole, aucun participant n'a été rémunéré, et aucun argent n'a transité par eux: les dons étaient directement redirigés vers les via http://haiti.guignoleeduweb.org/ aux organismes choisis:
Le webothon jouait sur la force du web, soit la création d'hyperliens. Or, si on cherche aujourd'hui webothon sur google, on tombe sur plus de 28 000 résultats. Pour un mot qui n'existait pas le mois dernier, c'est un premier joli succés...

Par ailleurs, Marisa Curcio d'Oxfam Québec m'a bien précisé que l'objectif premier de sa participation n'était pas forcément le montants des dons au cours de la journée mais plutôt de sensibiliser les ONG aux médias sociaux et surtout de venir faire partager l'expérience en nouveaux médias d'Oxfam. Le webothon n'aura certes eu que peu d'impact sur la fréquentation du site d'Oxfam, par contre, il est difficile de mesurer l'influence de la journée puisque tout le contenu est encore consultable - et consulté - sur Ustream (ce qui est un autre avantage par rapport au traditionnel téléthon télévisé).

C'est dans cette optique qu'il faut comprendre la philosophie de Michelle Blanc quand elle dit que « Donnez un poisson et vous nourrissez quelqu’un pour un jour, montrez-lui à pêcher et vous le nourrissez pour la vie ».


Le webothon se voulait donc avant tout une tribune pour parler d'Haiti et faire en sorte que les médias sociaux soient utilisés plus fréquemment et de manière plus pertinente en période de crise par les organismes caritatifs.


Par ailleurs, d'un point de vue plus technologique, Philippe Martin me faisait remarquer qu'une chaine de télé faisait ainsi pour la première fois l'expérience de la diffusion sur le web. En effet si l'évènement se tenait dans les bureaux de la chaine de télé Vox, sa diffusion avait lieu exclusivement sur Ustream, en utilisant également Skype afin de réunir des intervenants issus de plusieurs continents. Je retiens que mettre les moyens de la télé pour diffuser sur le web est une avenue que l'on commence à peine à explorer et je trouve passionnant de constater que c'est la philanthropie qui permets d'ouvrir cette voix.

Je me suis également demandé, et je m'en suis ouvert en toute transparence à Michelle, si au delà de la pertinence de l'opération, on ne parlait pas seulement à un groupe d'initiés: les afficionados des médias sociaux, qui sont déjà des convaincus.
Il est difficile de prévoir l'impact du webothon sur le traitement des prochaines crises par les ONG et impossible de mesurer son impact sur le taux de pénétration des médias sociaux au sein des ONG au cours de la prochaine année. Toutefois, je crois que Michelle a raison d'être optimiste à ce sujet puisqu'elle me signalait que la Vice-consul d'haiti l'avait contactée dés le lendemain du webothon pour un colloque, ce qui illustrait bien que l'on était déjà sorti du cercle des initiés.


Alors finalement le webothon, un succés?
- Au regard de l'importance de la discussion sur le web, assurément, rendu là, on peut même parler de buzz.
- En terme de levée de fonds, pas terrible certes, mais si on considère que ce qui a été accompli est un travail d'éducation, et que les ONG seront désormais mieux outillées pour lever des fonds sur le web, il y a lieu d'être optimiste et de ne pas attacher trop d'importance à ce critère, du moins à court terme.
- Enfin, troisième point, qui dépasse de loin le seul cadre de la philanthropie, si le webothon a permis de faciliter la diffusion par des chaines TV de contenu sur le web, c'est un pas en avant non négligeable pour toute l'industrie.

Bilan des courses: un succés oui, et une innovation qui dépasse largement le cadre de la philanthropie. Je ne serai pas étonné d'assister à d'autres webothons dans un avenir rapproché. Peut-être même, on peut bien réver, un webothon multi-causes, qui parviendra à ressouder les pots cassés lors de la polémique du téléthon...



(Ce billet sera également publié dans ma chronique Aid'vertising sur Youphil)

mardi 2 février 2010

Et si Haiti nous faisait oublier l'essentiel?



Depuis Haiti, il est difficile d'aborder d'autres sujets humanitaires que celui de cette ile des Caraibes. Ce n'est pas que les autres causes deviennent soudainement moins importantes, mais c'est parce qu'il semble qu'Haiti soit un catalyseur de l'attention des médias et du reste du monde sur l'action humanitaire, les situations d'urgence, les nouvelles possibilités de se mobiliser en tant qu'individus connectés et en tant que communautés.

La philanthropie 2.0 chère à la fontaine de pierres est devenue mainstream depuis Haiti. Les projecteurs de l'actualité internationale sont braqués sur les résultats des déploiements de la générosité internationale en Haiti. Combien de temps les médias choisiront de couvrir l'évènement? Probablement pas plus que quelques semaines, malheureusement...

Certes il est important de se mobiliser lors des grands drames. Certes les calculs d'efficacité sont pertinents. Bien sur qu'il faut choisir des ONG expertes en situation de crise. Et moi aussi je tripe sur le pouvoir des médias sociaux et sur les records de dons amassés via SMS pour la première dans l'histoire humanitaire.

Mais il me semble que l'intensité soudaine de attention des médias sur notre secteur nous fait oublier l'essentiel. L'essentiel c'est que des gens souffrent, d'autres meurrent. L'essentiel, ce n'est pas que la terre a tremblé une fois, même si c'est ce dont on a besoin pour réaliser que ca peut nous arriver à tous. C'est peut-être pour ca qu'on se sent si solidaires...

On oublie aussi que le drame ne fait que commencer. Souvenez-vous de la crise au Soudan. Depuis les attaques d'il y a 5 ans, des populations entières ont été déplacées. Elles ne meurrent plus de la violence. Au Soudan, depuis 5 ans, on meurre à 20% de la violence et à 80% de la... diarrhée.

La campagne Save the children nous ramène aux vraies valeurs

Le spot du début de ce billet est un spot de Save de Children pour sa campagne contre la Malaria. Bien sur elle sensibilise à la maladie et à ses ravages, mais ce qui me plait surtout dans cette campagne c'est qu'elle nous montre du vraie monde, pas des statistiques, pas des chiffres en noir sur blanc. On est plus dans le débat de qui donne le plus et de qui gère les dons mieux que les autres. On est dans l'émotionnel. C'est le genre de campagne qui selon moi permet d'illustrer le fait qu'on ne devrait pas attendre les grandes catastrophes naturelles pour s'impliquer et pour donner. Il me semble que les peuples et les nations devraient s'impliquer tout le temps, sur le long terme, et de manière durable.
Non?
Il y a d'autres spots dans la campagne pour achever de convaincre...





jeudi 21 janvier 2010

Aidvertising- Mobilisation en chanson pour haiti



Incroyable tout ce qui se passe autour d'Haiti. Depuis 2 semaines, on ne parle plus que de ca sur tous les médias. On pourrait s'attendre à ce que la fontaine de pierres soit en première ligne des commentateurs, mais non. J'ai préféré prendre du recul, et aujourd'hui, je me contente de mettre une vidéo car elle résume l'émotion, la mobilisation et l'élan de solidarité internationale que je souhaite retenir par dessus tout.


J
'ai pourtant plusieurs fois voulu bloguer, ce n'était pas les sujets qui manquaient. J'ai notamment longtemps hésité à parler de la vague de dons, et de leur aspect moderne: plus de 24 millions de $ pour la croix rouge américaine, dont 10 via SMS

J'ai ensuite voulu aborder la force des médias sociaux dans la crise d'Haiti et des différentes initiatives des ONG qui s'y mobilisent.

J'ai ensuite observé la course malsaine à la gloire des donateurs: avatars, et applications facebook affichant le don, comme cet exemple:

Dans le coté malsain, les comparaisons avec le nombre de morts ou avec les montants donnés lors du tsunami de 2004, m'ont aussi donné envie d'écrire ma petite montée de lait, mais je n'ai pas donné suite.

J'ai aussi suivi l'aspect géopolitique de l'évènement: bien que son représentant pour haiti ait péri dans le séisme, l'ONU envoie 3500 casques bleus et lance un projet de reconstruction majeur, dont l'avenir se décidera à Montréal Lundi prochain le 25. Par ailleurs, le role des américains sur place suscite parfois admiration devant les moyens déployés, mais d'autres crient carrément au danger de recolonisation du pays par les américains.


Mais finalement, ce qui me fascine le plus, c'est cet élan quasiment général d'aide et de don. Le nombre de minigroupes qui se mobilisent, un peu partout, depuis le coin de notre rue avec des artistes locaux (celui-ci avait lieu à Montréal ce soir), jusqu'aux mégastars comme Radiohead qui sortent de leur studio d'entregistrement pour un concert unique dimanche prochain dont les places sont aux enchères et dont les profits iront à Oxfam poutr Haiti. Tout le monde s'y met. Chacun fait un effort, à sa mesure. Tous les gens avec qui je travaille ont donné, spontannément, que ce soit par SMS ou non...


C'est parceque je veux croire que cet élan est porteur et que c'est pour moi ce que je souhaite retenir par dessus tout de ce triste évènement que je mets en ouverture de ce billet, le clip de la chanson Un geste pour Haiti chérie. Si j'en crois cet article, et le site haitimoncoeur.com , je ne serai pas étonné de voir une initiative similaire purement québécoise...

mercredi 13 janvier 2010

Première application iphone canadienne pour une ONG





La folie des applications iPhone a gagné tous les secteurs d'activité ou presque. La philanthropie s'y est mise comme les autres. Au Canada, c'est la Fondation canadienne contre le cancer du sein qui a lancé le bal avec la première application bilingue pour une ONG au pays.

Bien sur la folie des applications iphone n'est déjà plus ce qu'elle était et on ne s'extasie plus forcément quand sort une nouvelle application: il en existe tellement... Cette semaine, j'ai même vu passer plusieurs invitations de blogueurs célèbres (comme ici ou ) pour aller se créer sa propre application personelle pour 200$ sur appmakr. Bientôt, toute personne moindrement célèbre va avoir sa propre application...

La philanthropie 2.0 ne pouvait décemment demeurer en reste. Le retard est donc comblé pour le Canada. L'application demeure très simple: un fil RSS pour lire blogue, un formulaire de participation à la fameuse course Run for the cure , un accès aux communautés facebook et twitter de la fondation et bien évidemment un bouton donnez (qui renvoie à la section dons du site, ce qui est un peu compliqué...). L'application redirige trop souvent vers le site web, c'est ce que je lui reproche, mais je ne suis pas là pour critiquer (je ne peux pas m'en empêcher!), mais au contraire pour saluer l'initiative qui selon moi n'est que la première d'une longue série...

Au delà des applications iphone pour des ONG, j'ai de plus en plus d'espoir de voir des initiatives couplant des médias sociaux avec la philanthropie.

Le dernier réseau à la mode chez les geeks de mon acabit, Foursquare, qui incite les gens à indiquer les endroits qu'ils fréquentent, ce qui leur donne des points, en vue de créer un classement par ville et par établissement (bars, restaurants, entreprises...) des membres les plus actifs. Foursquare a donc lancé le mois dernier une initiative philanthropique sponsorisée par pepsi. L'idée est de transformer ces points en dollars qui seront ensuite donnés à un organisme local. Toutes les villes de foursquare pourraient potentiellement être sponsorisées, comme les stades, pour redistribuer l'argent des points à une ONG locale. Les experts du web parient sur le développement des services de géolocalisation, l'avenir de la philanthropie 2.0 pourrait être là également...

mercredi 6 janvier 2010

Bienvenue en 2010



Il semble être du meilleur effet en tout début d'année de se lancer dans le périlleux exercice de prospective et de prévision des grandes tendances à venir. C'est comme s'il était écrit quelque part: amis blogueurs sortez tous vos boules de cristal!

Je veux bien me prêter a ce jeu, je l'ai déjà fait, mais je ne suis pas convaincu de la force de ma boule de cristal. Par contre je connais des gens très bien que je lis souvent, (ce qui influence mes choix), et me permet surtout de vous donner cette (loooongue) liste des méga trends compilée par un gourou des médias sociaux: Jay Baer.

Sa propre liste touche au vaste domaine du web 2.0, elle est assez exhaustive et je ne pense pas pouvoir faire mieux, à part peut-être la faire en francais. Voic donc sa "colossal ultimate list of 2010 social media predictions". Vous m'en direz des nouvelles...

Par contre le brave monsieur ne dit rien sur la philanthropie, ce n'est pas son terrain de jeu. Alors je vais y aller de ma propre analyse, voici ce que j'anticipe:
  1. Les dons mobiles (comme tout ce qui est mobile de toutes facons)
  2. La tendance du don avec achat va progresser, reliant mondes corporate et philanthropique
  3. De plus en plus de grandes marques vont lancer leur propre réseau social appuyant une cause sociétale. L'exemple Refresh de Pepsi devrait faire des émules.
  4. Des outils de plus en plus performants pour interagir avec ces nouvelles communautés virtuelles devraient aussi faire leur percée en 2010. Le community manager fera aussi son apparition dans les ONG, il n'y a aucune raison pour que cette fonction demeure l'apanage des entreprises.
  5. De nouveaux outils de mesure de la performance sur les réseaux sociaux devraient aussi faire leur apparition (autant en quali qu'en quanti). Ils existent déjà mais deviendront mainstream. Sur ces deux derniers points, j'y reviendrai dans un futur billet, mais vous observerez déjà le widget "pour discuter avec nous" en tête de page de la Fontaine de pierres que je béta-teste actuellement, prouvant que ma prédiction ne repose pas (juste) sur mon pifomètre...
  6. Ces différents outils permettront de raffiner la notion de retour sur investissement social, par exemple on se demande encore combien vaut un fan sur Facebook?
  7. Une part croissante des budgets de levée de fonds seront attribués aux activités web (je prêche un peu pour ma paroisse certes, mais c'est une tendance nette dans le for-profit alors...)
  8. Bien sur, tout le monde en parle déjà et je me contente de rajouter ma pierre, le web en temps réel s'appliquera aussi au changement comportemental, donc à la philanthropie 2.0 mais encore plus au gouvernement 2.0: je ne serai par exemple pas étonné de voir fleurir les applications iphone pour des hommes politiques en particulier, et autres célébrités en général...
  9. Sans aller jusqu'à en faire une prédiction, je peux quand même dire que j'ai déjà hâte de voir quelles déclinaisons caritatives et humanitaires s'appliqueront à la tablette d'Apple, la islate selon la rumeur
  10. Enfin, la tendance est déjà lourde en amérique du nord et elle n'arrive que plus doucement Europe, mais la notion de philanthrocapitalisme devrait prendre du galon des deux cotés de l'Atlantique

Et vous, que pensez-vous que 2010 réserve au monde de la philanthropie et de l'humanitaire? Ajoutez vos prédictions aux miennes...

jeudi 10 décembre 2009

Conférence France Générosité - bilan

Long silence sur la Fontaine de Pierres pour cause de déplacement peu reposant à Paris. Je ne me plains pas, loin de là, mais la semaine du retour, il faut aussi payer son absence en mettant les bouchées doubles. Et ensuite préparer plusieurs projets emballants qui annoncent le prochain séjour...

J'ai adoré la conférence. Beaucoup de monde, beaucoup de rencontres, beaucoup de choses intéressantes se sont dites et le spectre des thèmes abordés allait du non-donateur au philanthro-capitalisme en passant par Twitter et en faisant même un crochet par le Mont Ventoux.

Une grande surprise quand même: alors que je viens faire une présentation sur les innovations technologiques en levée de fonds, dans la salle personne n'a d'ordinateur sur les genoux, (de toutes facons, il n'y aurait pas eu de prise éléctrique pour tout le monde), pas d'écran avec le fil des tweets, (de toutes facons personne ne twitte, et il n'y a pas de hashtag dédié). Pas de wifi non plus c'est dire. Beaucoup de Blackberry certes, mais j'étais loin des conférences de geeks auxquelles je suis habitué... Quand je vois le flot d'info qui déferle avec #leweb09 cette semaine, j'en conclu que la situation est (heureusement?) propre au secteur non-profit.

La preuve qu'il y a encore un gros travail d'éducation sur le secteur.



La plupart des conférences sont disponibles ici sur le site de France Générosité.

Ci-dessous, les slides du panel sur lequel j'ai participé, avec:
- L'intro de Claude Pouvreau, d'Optimus, sur les nouveaux donateurs
- La section de Frank Deleau vantant les mérites d'émolife en street marketing, même si c'était pas vraiment nouveau
- Un topo sur la prochaine opé du WWF au Mont Ventoux, qui ne parlait ni de nouveau donateur ni de nouvelles technologies. C'était trés intéressant au demeurant que je n'ai toujours pas compris la pertinence sur un tel panel
- Un topo assez technique (et intense) sur l'emailing en fundraising de la part d'Epsilon, j'en ai vu plusieurs s'endormir
- Et enfin ma propre partie sur les nouveaux donateurs ou je me suis efforcé (de réveiller ceux qui s'étaient assoupis et) de donner autant que possible des exemples nord-américains afin d'être sur d'amener du nouveau , vu que je ne savais pas de quoi les autres allaient parler.






Moralité?
J'ai adoré la journée, les rencontres et les conférences données, je reviendrai bientôt sur ma préférée dans un autre billet: celle sur les non-donateurs donnée par Frank Hourdeau, DGA de Mediaprism groupe. On se penche souvent sur les raisons de donner, mais les raisons de ne pas donner sont généralement laissées dans l'ombre, alors que 30% des francais déclarent ne jamais donner...
Merci à Claude pour son invitation et à France Générosité pour l'organisation. Mais l'an prochain, mettez du wifi quand même ;-)

J'ai regretté de ne passer qu'en dernier sur le panel qui n'en n'était pas un puisque chacun faisait sa prez. J'ai regretté aussi que le public n'ait pas eu plus de temps pour interagir car la période des questions s'annoncait passionnante. On sentait le bouillonnement, l'interêt sur la question, et la volonté d'en savoir plus des 230 personnes présentes... J'ai passé au moins autant de temps à répondre aux questions à la sortie que pendant le panel.

Une trés bonne expérience donc, et qui me fait conclure que le non-profit francais est certes en retard en nouvelles technologies mais a la nette volonté d'aller d el'avant et de combler ce retard. Affaire à suivre donc.

mercredi 18 novembre 2009

Rapport sur l'état de la philanthropie d'entreprise en 2008

Le nouveau rapport 2009 "Giving in numbers" vient de sortir.
Il fait état du don par des entreprises privées en se basant sur l'analyse des donations de 137 compagnies dont 55 parmi le Fortune 100 réalisées en 2008.

Le rapport signale que
  • 53% des 102 plus grandes compagnies sondées ont déclaré une hausse de leur don malgré une économie en récession, les autres ont moins donné.
  • 27% ont même augmenté leur don de plus de 10%
  • Les augmentations de dons ont surtout été faites en biens et services plus qu'en espèce sonnante et trébuchante
  • Les entreprises du Fortune 100 donnent en moyenne 18% de leur don à des organismes internationaux, contre 11% pour les non F-100
  • 86% des compagnies sondées ont leur propre fondation
  • L'étude constate que le don s'érode continuellement depuis plusieurs années, passant de 10,7 milliards de dollars en 2006 à $10,3 milliards en 2008.


  • Bien que les chiffres de 2009 ne fassent pas partie de l'étude, 56% des CEO interrogés ont déclarés vouloir concentrer leur don sur une cause reliée à leur stratégie d'affaires pour les années à venir.
L'étude complète est téléchargeable ici, gratuitement (mais il faut s'enregistrer).

La tendance semble d'ores et déjà se maintenir pour 2009. En effet selon une étude de LGB research, citée par USA Today et basée sur un sondage parmi 76 entreprises, la philanthropie d'entreprise devrait diminuer d'encore 2% à 5% par rapport à 2008.

Malheureusement, c'est quand les besoins sont les plus criants que les dons diminuent...

jeudi 17 septembre 2009

Le timbre philanthropique de Postes Canada



Encore un bon exemple canadien de ce que j'appelle le "don avec achat".

L'an dernier, l'émission d'un timbre philanthropique a permis à la Fondation de Postes Canada pour la santé mentale d'amasser plus de 340 000 $. Continuant sur sa lancée, Postes Canada met aujourd'hui en circulation un deuxième timbre philanthropique consacré à la santé mentale. Chaque carnet coûte un dollar de plus, lequel est remis à la Fondation.

En 2008, plus d'un million de dollars furent collectés au nom de la Fondation de Postes Canada pour la santé mentale. Grâce aux dons de la population, des employés de Postes Canada, des fournisseurs et des clients de l'entreprise, la Fondation a accordé 20 subventions à des projets qui profitent directement aux personnes touchées par cette maladie.

"Nous voulons continuer à sensibiliser les gens aux problèmes de santé mentale et à leurs incidences sur la vie de tant de Canadiens", explique Moya Greene, présidente-directrice générale de Postes Canada. "Le succès qu'a connu la campagne de l'année dernière, une année très difficile pour de nombreux organismes de bienfaisance, semble indiquer que beaucoup de Canadiens prennent cette cause au sérieux et sont prêts à y accorder l'attention qu'elle mérite. Par cette nouvelle figurine, nous souhaitons davantage conscientiser la population et amasser des fonds pour aider ceux et celles qui doivent composer avec cette maladie."

Le timbre, qui a pour motif une tête humaine traversée par un paysage naturel, a été conçu par la maison Signals Design Group de Vancouver. Choisi comme élément central du motif, l'arbre symbolise la santé, la croissance et l'épanouissement, autant d'objectifs que les personnes touchées par la maladie mentale peuvent atteindre. La forme de l'arbre rappelle subtilement le cerveau humain, alors que le sentier est synonyme d'aspiration à une santé meilleure et à une vie pleinement satisfaisante. "J'ai voulu représenter un moment d'espoir pour cette personne, une éclaircie entre les nuages pour laisser percer le soleil", explique John Belisle, directeur artistique chez Signals.

"Au lieu d'opter d'office pour un ciel bleu sans nuages, nous avons arrêté notre choix sur un vert peu courant", précise Kosta Tsetsekas, concepteur graphique principal chez Signals. "Nous voulions montrer que les personnes souffrant d'une maladie mentale pouvaient voir le monde différemment, et que cette différence ne mérite pas d'être condamnée. En fait, cette perspective modifiée peut être aussi belle que créative."


Pour en savoir davantage sur la Fondation de Postes Canada pour la santé mentale, rendez-vous à l'adresse www.postescanada.ca/unpremierpas.

vendredi 12 juin 2009

Aidvertising - Le Festival Globule



"Il était une fois la vie", vous vous souvenez de ce dessins animé? Moi cette série a bercé ma jeunesse. Je l'ai même rachetée récemment pour la faire découvrir à mes enfants. Alors quand je constate que cette série est utilisée aujourd'hui pour soutenir le don du sang en France dans la dernière campagne de l'EFS (Établisement Francais du Sang), je ne peux rester insensible.

Le site du Festival globule présente ainsi l'activité:

"Dimanche 14 juin 2009, l’Etablissement Français du Sang vous convie au Festival Globule. Dans de nombreuses villes de France, le Festival Globule vous accueillera dans son village convivial, festif et ludique, où vous seront proposées des animations et activités variées autour du don du sang. Que le Festival commence !
Donneur ou non donneur, participer au Festival Globule c’est célébrer la vie !"

Le site propose aussi un widget, le jeu ludo-éducatif du globulizateur, et l'incontournable communauté facebook. Ce n'est pas tant pour les activités 2.0 de cette campagne que pour la référence au desin animé qui saura (je l'espère) toucher et sensibiliser la nouvelle génération de donneurs que je mentionne cette campagne.

Allez, je ne résiste pas à vous offrir une section émotion avec un petit flash back: le générique d'Il était une fois la vie...

vendredi 16 janvier 2009

Aidvertising - banque alimentaire de Chicago




C'est vendredi! Le jour de l'aidvertising, où je souligne une campagne sociétale dont la cause ou la réalisation m'ont paru digne de mention.

Cette semaine des campagnes sociétales comme je les aime. Ce n'est pas du shockvertising, loin de là, mais dans la première on utilise les clichés d'un type de produit (ici les parfums) pour parler d'un problème beaucoup plus grave: la pauvreté. Une campagne qui parle à la tête, qui fait réfléchir, et je l'espère, agir.

Je choisis ce thème cette semaine car le mois de janvier est traditionnellement la période la plus difficile pour les banques alimentaires. En effet, les dons se font avant ou pendant les fêtes, juste aprés, c'est la pénurie car "la saison du don" est passée...

Une bonne raison de donner, comme le montre cet autre spot, c'est que se retrouver dans la rue, ca pourrait arriver à tout le monde...

mardi 13 janvier 2009

Les 5 C du don en ligne




J'ai lu avec tellement d'intérêt le billet de l'agence Limite sur le E-donateur, par Fred Bardeau, que non seulement j'ai laissé un commentaire, mais qu'en plus je me suis dit que ca valait la peine de pousser ma réflexion plus loin et de faire quelques recherches pour un billet entier sur la question.

Je me suis alors rappelé cette règle des 5C pour mesurer l'engagement de l'internaute qui me semble particulièrement vraie pour toute action sociétale et philanthropique sur internet.

Les 5C sont (traduction libre):
CRÉER: La plus belle forme d'engagement avec du contenu est l'inspiration qu'il suscite pour aller créer, par exemple, un billet de blogue comme je le fais ici suite au billet de Fred... Créer implique un investissement en temps de réflexion, de recherche et de rédaction, et suscite une conversation (enfin j'espère), ce qui est une magnifique preuve d'engagement.

CRITIQUER: Le fait de laisser un commentaire sur un blogue implique aussi, mais dans une moindre mesure, une certaine réflexion. L'effort en temps est moins important que celui d'écrire tout un billet, et c'est pourquoi cet élément, bien que pertinent, pèse moins sur l'échelle de l'engagement que le fait de créer.

CHATTER: Partager et discuter d'une information donnée peut commencer avec un simple clic. Il ne s'agit pas d'un grand effort. Pourtant cette discussion indique un intérêt certain, et de la pertinence. La discussion générée constitue un acte conversationnel. L'utilisation de certaines plateformes telles que Twitter ou Pownce encourage l'échange et le partage. En conséquence, chatter sur les médias sociaux indique un bon degré d'engagement.

COLLECTER: la tendance du bookmarking, ou utilisation des signets sociaux (comme delicious.com) sont des action s à un seul click. Ce sont des actes intentionnels destinés à archiver ou partager (ou les deux) une information et qui ne prennent pas d'effort ni de temps. Pour autant, de tels partages créent souvent des conversations, ce qui donne à la collecte un certain degré d'engagement.

CLIQUER: les taux de clics et le nombre de pages vues (contrairement à ce que croient encore trop de professionnels du marketing) ne sont pas trés importants car ce sont des actes passifs qui ne génèrent pas de conversation, et n'impliquent que du temps passé à lire. Ces actes ne créent pas de nouveau contenu ni de conversation. Ils ne pésent donc pas lourd dans l'échelle de l'engagement. Par contre, l'intérêt suscité par une lecture peut créer un certain engagement (une nouvelle lecture, un abonnement) qui peut augmenter avec l'usage et qui a donc son importance relative.

Avoir ces 5C à l'esprit lors de toute campagne internet (sociétale ou pas) permet d'avoir une idée assez précise des progrés réalisés, et en ce qui me préoccuppe, des résultats par rapport à la cause défendue. C'est évident pour les organismes caritatifs, mais c'est aussi vrai des entreprises du secteur marchand: les campagnes cherchent à créer des changements comportementaux.

Que votre objectif soit la lute contre la pauvreté dans le monde, ou le portefeuille du consommateur (parfois ces deux objectifs se rejoignent), votre équipe marketing cherche à créer un changement comportemental: un achat, un don, du bénévolat, bref, un engagement.


Pour aller encore plus loin et rechercher l'action, au delà de l'engagement, on on peut lire cet article qui pousse encore plus loin la notion d'engagegment et la manière de la mesurer... avec ce graphique qui place encore deux étapes aprés l'engagement: l'influence et l'action:


Le E-donateur (comme le consommateur) se situe à l'extrémité de cette chaine.
C'est pour comprendre ce processus que les organismes caritatifs recherchant des campagnes web doivent s'adresser à des professionnels ayant la triple compétence: marketing - internet- sociétale...

Maintenant, une fois que vous êtes parvenus à avoir un E-donateur, que faites-vous? Hé bien c'est comme pour le sexe. Soit vous êtes du genre à chercher une relation pour une nuit, soit vous recherchez la relation durable. Si c'est la deuxième option qui vous intéresse, vous voudrez instaurer ce qui est le plus difficile (mais aussi le plus gratifiant) à obtenir: la confiance.

Car sur internet en général, mais dans les médias sociaux en particulier, ce qui prime dans la relation, c'est la confiance. C'est elle qui fait que l'on revient sur votre site, que l'on redonne à nouveau, que l'on devient ambassadeur de la cause, et mieux encore, propriétaires de la cause (c'est légitime: on paye pour!)

La confiance est tellement importante que si j'avais créé la théorie des 5C, je l'aurais appellé la théorie des 6C en y incluant la Confiance. Je sais ca ne marche pas en anglais, mais justement, faites-moi confiance, c'est là qu'est votre but ultime quand vous parlez d'E-donateur (ou de consommateur).


Crédit photo

jeudi 18 décembre 2008

Bcause08.com




Bcause08 est un petit site tout simple et qui permet de donner 25 cents à la National Multiple Sclerosis Society à chaque fois que l'on joue.

C'est le site-carte de Noel de l'agence Brainstorm.

J'ai trouvé ca intéressant et joli. Je voulais juste vous le faire partager. Les agences ont les moyens et la créativité pour faire bouger les choses, mais trop peu se donnent (encore) la peine de mettre en œuvre ce type d'actions autour de Noel... mais quelquechose me dit que ca va changer petit à petit...

mercredi 17 décembre 2008

Guignolée des médias sociaux et numériques

Donnez! Guignolée des médias sociaux et numériques


Les idées les plus simples sont souvent les meilleures. Michelle Blanc a lancé sur Facebook, presque à la blague, l'idée de créer une guignolée des médias sociaux pour l'année prochaine. On a pu ensuite suivre le débat sur son blogue ici.

Devant l'enthousiasme de ses "friends", lecteurs et "followers", et devant la pression de lancer l'idée dés cette année, Michelle a mis son ardeur, son talent, et ses relations au service de l'idée, et voilà: la guignolée des médias sociaux et numériques est online depuis aujourd'hui. Le site se nomme www.guignoléeduweb.org


Amateurs de blogues, spécialistes des réseaux sociaux et des nouvelles technologies, vous pouvez faire votre part et agir directement. Plus que toute autre, Noel est la période propice au don. Certains n'ont pas internet, si si c'est possible!
Certains n'ont pas même de quoi manger tous les jours, ici même, dans notre ville. Alors sur guignoléeduweb.org, vous pouvez donner directement à l'un des 5 organismes choisis, réputés pour leur implication dans le don de nourriture aux plus démunis.
Ces organismes sont:
- moisson Montréal
- Sun Youth
- Le club des petits déjeuners du Québec

- Les auberges du coeur
- La société St Vincent de paul


Un grand bravo à Michelle et son équipe de bénévoles pour cette magnifique initiative de philanthropie 2.0 qui tombe à pic...
Je soutien la cause et je pause la bannière sur mon propre blogue. Amis blogueurs, je vous invite à en faire autant... et à donner généreusement.


NOTA: En Europe, il existe pour la deuxième année, une initiative relativement similaire qui permet de reverser les montants perçus par adsense: les blogs du coeur, qui reversent aux restos du coeur.

lundi 24 novembre 2008

1% des ventes pour la planète



Aider la planète lors de nos achats courants. Voici ce que propose en toute simplicité l'organisme international (mais surtout nord américain) 1% for the planet. Ce petit vidéo  explique comment donner 1% pour aider la planète.
Plus de 1000 compagnies font déjà partie du mouvement et donnent 1% de leurs ventes à plus de1600 organismes participants. Que vous soyez une compagnie ou un organisme, vous pouvez vous joindre à la cohorte des volontaires de bonne volonté sur le site www.onepercentfortheplanet.org.
C'est ce que j'apelle le don-avec-achat.

lundi 6 octobre 2008

37 images pour sauver des millions de vies




Tel est l'objectif ambitieux de la campagne xdrtb.org. Un nom bien barbare pour une action généreuse visant à faire un connaitre une souche extrémement résistante aux traitements de la tuberculose (la "Xtensively Drug Resistant TuBercolosis").

James Nachtwey, le photographe et reporter de guerre aux innombrables prix et récompenses s'est lancé dans un travail visuel difficilement soutenable pour montrer les ravages de cette maladie et inciter à l'action: diffusion de l'information et/ou don pour tenter de trouver un remède. De l'Afghanistan à la Bosnie en passant par les victimes du SIDA ses oeuvres laissent rarement indifférent. Il est considéré par certains comme le plus important photographe de guerre encore vivant. Le week-end dernier, il a révélé au monde ses images de la XDRTB.

Cette tuberculose XDRT est une mutation de la tuberculose "normale". Elle frappe les plus pauvres de la planète, comme ceux qui souffrent de malnutrition ou qui vivent dans des camps de réfugiés, bref, ceux qui n'avaient déjà vraiment pas besoin d'une maladie incurable pour connaitre le malheur... Pour en savoir plus sur cette maladie, voici des chiffres de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Soulignons que cette initiative a été rendue possible par l'obtention du TED prize 2007 qui a versé 100,000$ à James Nachtwey pour rendre possible un souhait pour changer le monde. Cette initiative est le résultat de son vibrant souhait que l'on peut écouter ici. Attention, les images qui accompagnent son discours sont d'une violence incroyable, surtout celles du Rwanda ou des orphelins roumains. Impossible de rester de marbre devant ses images. Pas étonnant qu'il ait gagné le TED prize: en voyant les horreurs qu'il nous montre, les larmes montent, la colère aussi, et on a envie de lui donner les moyens de faire en sorte que cette réalité s'efface. On a envie de lui prouver qu'avec de la bonne volonté, on pourait arréter tout ca...
Il demande qu'on l'aide à utiliser ses images avec les nouvelles technoogies dans le but de changer le monde. XDRTB.org est la solution que lui offre TED.

Il est possible de suivre les progrés de la couverture médiatique de cette opération humanitaire moderne sur le blogue The emergency room .

Une dernière chose: il ne faudrait pas plus de 20$ pour que la tuberculose soit traitée AVANT qu'elle ne mute en XRD-TD... faites suivre, poursuivez la chaine...